mercredi 2 novembre 2022

Gustave Roud : "Oeuvres complètes" en coffret chez Zoé

Présentation sur le site de l'éditeur

"Grand marcheur, déchiffreur infatigable du Jorat, cette région de plaine et de collines où il a vécu toute sa vie, Roud a suscité de son vivant l’admiration de ses lecteurs et de ses pairs, qui tous ont souligné le caractère envoûtant de sa prose lyrique. Gustave Roud regarde la nature à l’œil nu, et la nature ne le distrait pas, commente par exemple Jean Paulhan en 1957. Le poète ne considère pas la campagne de l’extérieur : il entretient une relation intime, intense, avec le vivant – arbres et fleurs, forêts, champs et prairies, oiseaux et bêtes sauvages, ciel et constellations, étangs et rivières. Parlant des paysages, des saisons, des gestes et des corps des paysans, ses textes témoignent de la quête d’un paradis immanent. À la fois chant du monde et méditation sur la fin de la ruralité traditionnelle, la poésie de Roud apparaît aujourd’hui comme précurseur des écritures contemporaines qui tentent de renouer le lien défait entre l’humain, son habitat terrestre et les vies qui le peuplent. Cette édition critique des Œuvres complètes rassemble, en quatre volumes enrichis d’un choix de photographies de Roud, la production littéraire du poète (vol. I), du traducteur (vol. II), de l’auteur du Journal (vol. III), du critique littéraire et du critique d’art (vol. IV). Elle rend compte du rôle majeur que Roud a joué dans la vie culturelle de son époque, comme collaborateur et rédacteur pour divers éditeurs, Henry-Louis Mermod et la Guilde du livre notamment, ainsi que pour des revues littéraires ou destinées au grand public. Assortie d’index, pourvue d’introductions, de notices et de notes qui exploitent la riche documentation archivistique et historique conservée en particulier dans les fonds du Centre des littératures en Suisse romande (Université de Lausanne), l’édition, qui propose des textes inédits dans chaque volume, permet de satisfaire les intérêts et curiosités multiples que suscite l’œuvre de Gustave Roud, aussi bien auprès des amateurs de poésie que des chercheurs en littérature du XXe  siècle."

Les Œuvres complètes de Gustave Roud se présentent sous la forme d’un coffret de quatre volumes comptant 5120 pages, 90 photos couleurs et de très nombreuses illustrations noir blanc.

Le volume 1 (1456 pages) comprend les œuvres poétiques : recueils, textes publiés en revue et textes inédits.

Le volume 2 (1088 pages) rassemble l’essentiel des Traductions : recueils consacrés à Novalis, Hölderlin, Rilke, Trakl dont Roud est un des premiers traducteurs en français ; traductions publiées en revue ou dans des volumes collectifs – notamment de Wilhelm Müller, Goethe, Clemens Brentano, Hildegard von Bingen ou encore Eugenio Montale.

Le volume 3 (1280 pages) livre les notes de journal (1916-1976) dans toute leur diversité archivistique – feuillets épars, manuscrits et dactylogrammes, carnets, cahiers, agendas. Événements du jour, réflexions sur soi, descriptions de paysages, projets, propos sur l’art, poèmes…

Le volume 4 (1296 pages) réunit l’ensemble des articles et études critiques que Roud a consacrés, tout au long de sa vie, à des poètes, écrivains et peintres, le plus souvent contemporains.

Bruno Pellegrino, Julien Burri, Alessio Christen, Raphaëlle Lacord, Stéphane Pétermann et Elena Spadini, sous la direction de Claire Jaquier et Daniel Maggetti

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RAPPEL

En 2015, les éditions La Guêpine proposent un bel échange

entre Roud et Ramuz 

à propos du Traité de la marche en plaine

et de La Beauté de la montagne :


 
Contact : laguepine@gmail.com

 

jeudi 6 octobre 2022

"Farinet ou la Fausse Monnaie", roman de Ramuz repris par les éditions La Guêpine (juin 2022)

 Nous avons le plaisir de vous confirmer que Jean-Louis Pierre a repris ce titre aux éditions La Guêpine, avec une nouvelle préface de Joseph Incardona. Les habitués reconnaîtront que le livre est imprimé par Le Lérot, à Tusson...



Pour mémoire, nous renvoyons au message du blog du 27 novembre 2021, qui présentait le roman de Joseph Incardona, La Soustraction des possibles, pour les citations des œuvres de Ramuz qu'il contenait:
Message prémonitoire ???
    Bonnes lectures à tous !
 
La guêpine éditions
10 Mail de la Poterie
37600 Loches
 
 Courriel : laguepine@gmail.com
 
 



dimanche 7 août 2022

Passy 2022 : 32e Salon du livre de montagne (5-6-7 août)

 Cette année encore, les Amis de Ramuz seront présents à ce célèbre Salon. Nous remercions Laurent Dupont-Boime de bien vouloir se charger de la responsabilité du stand. Jean-Louis Pierre, notre président d'honneur, y apportera son stock et sera dans les parages...


Bonne visite à tous ceux qui aiment les hauteurs, la fraîcheur, et les livres !

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ACTUALISATION de fin de Salon :

Le Stand des Amis de Ramuz 2022

De gauche à droite : 

Laurent Dupont-Boime, Jean-Louis Pierre, Elisabeth Raineteau
 

Merci à eux (et aux visiteurs !) 

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N B :

Farinet est désormais réédité par La Guêpine :

contact : laguepine@gmail.com

 

lundi 1 août 2022

Nouvelle traduction d'un livre de Ramuz en japonais : "Passage du poète" (et 3 autres textes) par Naoko Kasama.Sortie aussi d'un livre d'Alice Rivaz

Mise à jour du 20 oct. 2022

 "La Suisse romande" officiellement à l'honneur au Japon, 

avec C. F. Ramuz et Alice Rivaz

 Ramuz, C. F., Shijin no otozure hoka sanpen

 [Passage du poète suivi de trois essais*],

 trad. en japonais de Naoko Kasama,

 Tokyo,Genki Shobo, 2022.

*Raison d'être, L'Exemple de Cézanne, Lettre à Bernard Grasset

 

Citations sur la 4e de couverture :

"Il voit comme personne. Il voit si perçant qu’il n’a même pas besoin de regarder. Ni de voir beaucoup à la fois." Jean Paulhan, « Ramuz à lœil dépervier ».

"J’ai été un des premiers, je crois, à rendre justice à Ramuz et à saluer en lui un des meilleurs ouvriers de notre langue, où il a apporté tant de nouveauté, vocabulaire, syntaxe, tant d’inventions dans […] l’emploi de tous les temps […]." Paul Claudel, dans Pour ou contre C. F. Ramuz.

"Il [Ramuz] fut en effet l’un des premiers de ce siècle à s’intéresser au langage parlé et à refondre la syntaxe traditionnelle." Robert Pinget, "Lettre à Jean-Louis Pierre, 4 août 1981" (Adrien Pasquali,   "Ramuz et Pinget : l’auralité", p. 135-146), cité dans Jérôme Meizoz, L’âge du roman parlant, p. 45.

"On se souvient du mot d’ordre de l’auteur : «  Le roman doit être un poème ». Passage du poète est à la fois une histoire et un poème. […] Et c’est le seul de ses romans qui soit « poétique » du début à la fin." Philippe Renaud, « Passage du poète comme « symphonie » ? »[Colloque de Genève, 2019].

"Ouvrir l’accès du langage aux réalités les plus éloignées du langage, donner force d’expression à ces objets simples dont la présence est opaque et muette, écrire (plutôt que décrire) un geste ou un paysage selon leurs éléments indécomposables, – telles sont les exigences que cherche à satisfaire l’art très volontaire et très obstiné de C. F. Ramuz." Jean Starobinski, "Le Contre", La Beauté du Monde, Quarto Gallimard, 2016.

En tant qu'amateurs de Ramuz, nous nous permettons de remercier vivement Naoko Kasama pour ce beau travail qui contribue à la connaissance de cet auteur, si loin des frontières de son "petit pays" !

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Et voici le livre d'Alice Rivaz


La Paix des ruches et Comptez vos jours

(traduction de Yasuko Shoda-Fujizane)

vendredi 1 juillet 2022

Le Bulletin 42 (2021) est enfin paru ! Avec, en prime pour les internautes, un lien vers un exposé sur "Adam et Eve"...

 



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La "prime": 
cliquer sur le lien suivant


Esprit vaudois, es-tu là ?

et qui es-tu  ? …et comment vas-tu  ?


«  L’esprit vaudois  » existe-t-il en dehors de la fantaisie plus ou moins folklorique et chauvine des habitants d’un canton, dont Ramuz a pu dire qu’il était le seul pays au monde à être à la fois francophone et protestant ; aussi qu’il était tout à la fois anarchiste et conformiste  ? Et si oui, alors que pourrait-on dire de lui, comment aurait-il évolué à travers le temps et quels seraient les enjeux politiques, sociaux, culturels et artistiques auxquels il se trouverait aujourd’hui confronté  ?




mercredi 13 avril 2022

Angela Calaprice a traduit "Les Vingt Journées de Turin" de Giorgio De Maria


Angela Calaprice, vice-présidente de notre association,
 vient de traduire un roman italien original, 
qui peut faire le bonheur de certains d'entre vous...

Voir le site de l'éditeur :

 https://www.editionsdo.fr/les-vingt-journees-de-turin-giorgio-de-maria

https://www.editionsdo.fr/de-maria-giorgio


< Le livre >

Un détective passionné d’histoire décide d’enquêter sur le mystérieux phénomène survenu dix ans plus tôt, la grande « psychose » collective liée à une série d’horribles meurtres qui a affecté les habitants de Turin pendant vingt jours, ou plutôt vingt nuits.

Au cœur, et à l’origine, de ces mystérieux événements, il y a la Bibliothèque [...}

Ce roman, dont l’intrigue est digne d’un parfait thriller, a d’étonnantes résonances avec la société contemporaine, en particulier son anticipation d’internet et des réseaux sociaux.
Publié en 1977 par Edizioni Il Formichiere, puis disparu des librairies, il fut traduit en anglais par Ramon Glazov et publié sous le titre The Twenty Days of Turin par W. W. Norton & Company, aux États-Unis, en 2017. Son succès outre-Atlantique provoqua sa réédition la même année aux éditions Frassinelli. Il est traduit pour la première fois en français.
< À propos >
« Le seul véritable et authentique roman maudit italien. »
Giovanni Arduino Le Diable est dans les détails l’histoire des Vingt journées de Turin
« Une prophétie, un exorcisme, ou plus simplement une métaphore tragique projetée dans un avenir empreint d’actualité. »
Giorgio De Maria
« C’est un livre écrit pour un monde différent. Et ce qu’il y a de plus troublant, c’est qu’il est approprié au nôtre. »
NPR États-Unis
« Un voile s’abat sur la ville. Une singulière bibliothèque causerait-elle le chaos ?
Les éditions do n’ont pas fini de nous surprendre, de nous prendre par la main dans des sentiers qui pourraient sembler connus, mais qui toujours dévient, interpellent par leurs circonvolutions, détours et atmosphères. [...] L’auteur de déposer un à un les éléments sur la table, de construire un édifice aux atours étranges, pointu comme une cathédrale gothique, prêt cependant à se volatiliser si l’on s’y attarde de trop.
Les Vingt Journées de Turin est une investigation aux allures d’exorcisme. »
Librairie Fracas Lorient
« Excellent et flippant »
Dominique Ducasse


L'auteur

Giorgio De Maria
Giorgio De Maria (Turin, 1924 – 2009) a été critique de théâtre pour L’Unità, de 1958 à 1965. Il a aussi travaillé pour FIAT et la RAI.
En 1958, il a participé à la création de Cantacronache, aventure originale du côté de la chanson engagée, qui a réuni écrivains, poètes, musiciens — parmi lesquels Italo Calvino, Umberto Eco, Gianni Rodari.
D’anticlérical convaincu, il s’est converti au christianisme, rapportant même des visions mystiques. Dans l’une d’elles, il s’est même pris pour un ange et, voulant être réuni à Dieu, il s’est envolé du quatrième étage. Son ascension s’est transformée en une chute désastreuse sur la bâche tendue dans la rue par les pompiers, qui avaient été appelés par sa famille. Arrivé à l’hôpital avec de multiples fractures, De Maria fait fuir les psychiatres en exhibant un crucifix pris dans le mur. Dès lors, il a abusé de l’alcool et de somnifères, jusqu’à mourir à moitié fou et presque ruiné.
Giorgio De Maria avait publié trois romans, I trasgressionisti (1968), I dorsi dei bufali (1973), La morte segreta di Josif Giugasvili (1976), avant Le venti giornate di Torino, qui fut son ultime texte, paru en 1977 dans la petite maison Edizioni Il Formichiere, qui cessa son activité peu de temps après.
Le livre disparut alors des librairies pendant 40 ans, tout en devenant culte, jusqu’à sa publication aux États-Unis en 2017, par W. & W. Norton & Company, sous le titre The Twenty Days of Turin.
Son succès provoqua sa réédition la même année en Italie chez Frassinelli.
Il est traduit en français pour la première fois.
Une introduction de Ramon Glazov, qui accompagnait sa traduction du roman pour l’édition américaine, figure aussi dans cette édition française. Elle est traduite également par Angela Calaprice.

samedi 26 février 2022

Numéro spécial de la revue "Le Point" sur la montagne, avec un texte de Ramuz, évidemment...

"LA MONTAGNE - Les grands textes", Le Point Références, déc. 2021-janv. févr. 2022, pp. 50-51.

Choix et commentaire de Laurence Moreau.


https://boutique.lepoint.fr/la-montagne-1802


Les Amis de Ramuz sont heureux de voir que ce numéro thématique n'a pas oublié Ramuz, avec sa célèbre Grande Peur dans la montagne...

Voici l'extrait proposé :


Voici le début du commentaire de Laurence Moreau (p. 51) :

[...]
Laurence Moreau parle le plus scrupuleusement possible de ce roman et de ses deux versions, (celle de 1941, modifiant quelque peu le nombre des personnages et le point de vue du récit).

Mais il nous semble toutefois regrettablement réducteur de ne citer que ce titre pour évoquer l'univers ramuzien de la montagne : Derborence eût mérité tout autant d'être cité, roman tout aussi âpre mais ô combien plus lumineux et optimiste ! Beaucoup plus capable de séduire un lecteur moderne... Cette Grande Peur, qui a fait la célébrité de Ramuz en France, (étant longtemps le seul livre de cet auteur en édition de Poche...) en a aussi découragé plus d'un de lire autre chose !!!
La publication des Romans dans la collection de "La Pléiade" (2005) a sans doute élargi le lectorat, à condition que ledit lectorat soit déjà curieux de Ramuz...
Désormais de nombreux titres sont disponibles en édition des poche (voir les Editions Zoé, par exemple), et nous recommandons les NOUVELLES, qui ont le mérite d'évoquer la montagne - et ses habitants - dans un univers beaucoup plus complexe et varié que celui de la Grande Peur...

Pour les lecteurs intéressés par le sujet, nous signalons aussi une chronique et un essai :
Le Village dans la montagne (1908)
Vues sur le Valais  (1943)
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Les Amis de Ramuz ont un site :
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