dimanche 7 août 2022

Passy 2022 : 32e Salon du livre de montagne (5-6-7 août)

 Cette année encore, les Amis de Ramuz seront présents à ce célèbre Salon. Nous remercions Laurent Dupont-Boime de bien vouloir se charger de la responsabilité du stand. Jean-Louis Pierre, notre président d'honneur, y apportera son stock et sera dans les parages...


Bonne visite à tous ceux qui aiment les hauteurs, la fraîcheur, et les livres !

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ACTUALISATION de fin de Salon :

Le Stand des Amis de Ramuz 2022

De gauche à droite : 

Laurent Dupont-Boime, Jean-Louis Pierre, Elisabeth Raineteau
 

Merci à eux (et aux visiteurs !) 

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N B :

Farinet est désormais réédité par La Guêpine :

contact : laguepine@gmail.com

 

lundi 1 août 2022

Nouvelle traduction d'un livre de Ramuz en japonais : "Passage du poète" (et trois autres textes) par Naoko Kasama


 Ramuz, C. F., Shijin no otozure hoka sanpen

 [Passage du poète suivi de trois essais*],

 trad. en japonais de Naoko Kasama,

 Tokyo,Genki Shobo, 2022.

*Raison d'être, L'Exemple de Cézanne, Lettre à Bernard Grasset

 

Citations sur la 4e de couverture :

"Il voit comme personne. Il voit si perçant qu’il n’a même pas besoin de regarder. Ni de voir beaucoup à la fois." Jean Paulhan, « Ramuz à lœil dépervier ».

"J’ai été un des premiers, je crois, à rendre justice à Ramuz et à saluer en lui un des meilleurs ouvriers de notre langue, où il a apporté tant de nouveauté, vocabulaire, syntaxe, tant d’inventions dans […] l’emploi de tous les temps […]." Paul Claudel, dans Pour ou contre C. F. Ramuz.

"Il [Ramuz] fut en effet l’un des premiers de ce siècle à s’intéresser au langage parlé et à refondre la syntaxe traditionnelle." Robert Pinget, "Lettre à Jean-Louis Pierre, 4 août 1981" (Adrien Pasquali,   "Ramuz et Pinget : l’auralité", p. 135-146), cité dans Jérôme Meizoz, L’âge du roman parlant, p. 45.

"On se souvient du mot d’ordre de l’auteur : «  Le roman doit être un poème ». Passage du poète est à la fois une histoire et un poème. […] Et c’est le seul de ses romans qui soit « poétique » du début à la fin." Philippe Renaud, « Passage du poète comme « symphonie » ? »[Colloque de Genève, 2019].

"Ouvrir l’accès du langage aux réalités les plus éloignées du langage, donner force d’expression à ces objets simples dont la présence est opaque et muette, écrire (plutôt que décrire) un geste ou un paysage selon leurs éléments indécomposables, – telles sont les exigences que cherche à satisfaire l’art très volontaire et très obstiné de C. F. Ramuz." Jean Starobinski, "Le Contre", La Beauté du Monde, Quarto Gallimard, 2016. 

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En tant qu'amateurs de Ramuz, nous nous permettons de remercier vivement Naoko Kasama pour ce beau travail qui contribue à la connaissance de cet auteur, si loin des frontières de son "petit pays" !

vendredi 1 juillet 2022

Le Bulletin 42 (2021) est enfin paru ! Avec, en prime pour les internautes, un lien vers un exposé sur "Adam et Eve"...

 



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La "prime": 
cliquer sur le lien suivant


Esprit vaudois, es-tu là ?

et qui es-tu  ? …et comment vas-tu  ?


«  L’esprit vaudois  » existe-t-il en dehors de la fantaisie plus ou moins folklorique et chauvine des habitants d’un canton, dont Ramuz a pu dire qu’il était le seul pays au monde à être à la fois francophone et protestant ; aussi qu’il était tout à la fois anarchiste et conformiste  ? Et si oui, alors que pourrait-on dire de lui, comment aurait-il évolué à travers le temps et quels seraient les enjeux politiques, sociaux, culturels et artistiques auxquels il se trouverait aujourd’hui confronté  ?




mercredi 13 avril 2022

Angela Calaprice a traduit "Les Vingt Journées de Turin" de Giorgio De Maria


Angela Calaprice, vice-présidente de notre association,
 vient de traduire un roman italien original, 
qui peut faire le bonheur de certains d'entre vous...

Voir le site de l'éditeur :

 https://www.editionsdo.fr/les-vingt-journees-de-turin-giorgio-de-maria

https://www.editionsdo.fr/de-maria-giorgio


< Le livre >

Un détective passionné d’histoire décide d’enquêter sur le mystérieux phénomène survenu dix ans plus tôt, la grande « psychose » collective liée à une série d’horribles meurtres qui a affecté les habitants de Turin pendant vingt jours, ou plutôt vingt nuits.

Au cœur, et à l’origine, de ces mystérieux événements, il y a la Bibliothèque [...}

Ce roman, dont l’intrigue est digne d’un parfait thriller, a d’étonnantes résonances avec la société contemporaine, en particulier son anticipation d’internet et des réseaux sociaux.
Publié en 1977 par Edizioni Il Formichiere, puis disparu des librairies, il fut traduit en anglais par Ramon Glazov et publié sous le titre The Twenty Days of Turin par W. W. Norton & Company, aux États-Unis, en 2017. Son succès outre-Atlantique provoqua sa réédition la même année aux éditions Frassinelli. Il est traduit pour la première fois en français.
< À propos >
« Le seul véritable et authentique roman maudit italien. »
Giovanni Arduino Le Diable est dans les détails l’histoire des Vingt journées de Turin
« Une prophétie, un exorcisme, ou plus simplement une métaphore tragique projetée dans un avenir empreint d’actualité. »
Giorgio De Maria
« C’est un livre écrit pour un monde différent. Et ce qu’il y a de plus troublant, c’est qu’il est approprié au nôtre. »
NPR États-Unis
« Un voile s’abat sur la ville. Une singulière bibliothèque causerait-elle le chaos ?
Les éditions do n’ont pas fini de nous surprendre, de nous prendre par la main dans des sentiers qui pourraient sembler connus, mais qui toujours dévient, interpellent par leurs circonvolutions, détours et atmosphères. [...] L’auteur de déposer un à un les éléments sur la table, de construire un édifice aux atours étranges, pointu comme une cathédrale gothique, prêt cependant à se volatiliser si l’on s’y attarde de trop.
Les Vingt Journées de Turin est une investigation aux allures d’exorcisme. »
Librairie Fracas Lorient
« Excellent et flippant »
Dominique Ducasse


L'auteur

Giorgio De Maria
Giorgio De Maria (Turin, 1924 – 2009) a été critique de théâtre pour L’Unità, de 1958 à 1965. Il a aussi travaillé pour FIAT et la RAI.
En 1958, il a participé à la création de Cantacronache, aventure originale du côté de la chanson engagée, qui a réuni écrivains, poètes, musiciens — parmi lesquels Italo Calvino, Umberto Eco, Gianni Rodari.
D’anticlérical convaincu, il s’est converti au christianisme, rapportant même des visions mystiques. Dans l’une d’elles, il s’est même pris pour un ange et, voulant être réuni à Dieu, il s’est envolé du quatrième étage. Son ascension s’est transformée en une chute désastreuse sur la bâche tendue dans la rue par les pompiers, qui avaient été appelés par sa famille. Arrivé à l’hôpital avec de multiples fractures, De Maria fait fuir les psychiatres en exhibant un crucifix pris dans le mur. Dès lors, il a abusé de l’alcool et de somnifères, jusqu’à mourir à moitié fou et presque ruiné.
Giorgio De Maria avait publié trois romans, I trasgressionisti (1968), I dorsi dei bufali (1973), La morte segreta di Josif Giugasvili (1976), avant Le venti giornate di Torino, qui fut son ultime texte, paru en 1977 dans la petite maison Edizioni Il Formichiere, qui cessa son activité peu de temps après.
Le livre disparut alors des librairies pendant 40 ans, tout en devenant culte, jusqu’à sa publication aux États-Unis en 2017, par W. & W. Norton & Company, sous le titre The Twenty Days of Turin.
Son succès provoqua sa réédition la même année en Italie chez Frassinelli.
Il est traduit en français pour la première fois.
Une introduction de Ramon Glazov, qui accompagnait sa traduction du roman pour l’édition américaine, figure aussi dans cette édition française. Elle est traduite également par Angela Calaprice.

samedi 26 février 2022

Numéro spécial de la revue "Le Point" sur la montagne, avec un texte de Ramuz, évidemment...

"LA MONTAGNE - Les grands textes", Le Point Références, déc. 2021-janv. févr. 2022, pp. 50-51.

Choix et commentaire de Laurence Moreau.


https://boutique.lepoint.fr/la-montagne-1802


Les Amis de Ramuz sont heureux de voir que ce numéro thématique n'a pas oublié Ramuz, avec sa célèbre Grande Peur dans la montagne...

Voici l'extrait proposé :


Voici le début du commentaire de Laurence Moreau (p. 51) :

[...]
Laurence Moreau parle le plus scrupuleusement possible de ce roman et de ses deux versions, (celle de 1941, modifiant quelque peu le nombre des personnages et le point de vue du récit).

Mais il nous semble toutefois regrettablement réducteur de ne citer que ce titre pour évoquer l'univers ramuzien de la montagne : Derborence eût mérité tout autant d'être cité, roman tout aussi âpre mais ô combien plus lumineux et optimiste ! Beaucoup plus capable de séduire un lecteur moderne... Cette Grande Peur, qui a fait la célébrité de Ramuz en France, (étant longtemps le seul livre de cet auteur en édition de Poche...) en a aussi découragé plus d'un de lire autre chose !!!
La publication des Romans dans la collection de "La Pléiade" (2005) a sans doute élargi le lectorat, à condition que ledit lectorat soit déjà curieux de Ramuz...
Désormais de nombreux titres sont disponibles en édition des poche (voir les Editions Zoé, par exemple), et nous recommandons les NOUVELLES, qui ont le mérite d'évoquer la montagne - et ses habitants - dans un univers beaucoup plus complexe et varié que celui de la Grande Peur...

Pour les lecteurs intéressés par le sujet, nous signalons aussi une chronique et un essai :
Le Village dans la montagne (1908)
Vues sur le Valais  (1943)
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Les Amis de Ramuz ont un site :
CONTACT :




mercredi 2 février 2022

Un souvenir : "Le Gros Poisson du lac" de Ramuz, édité par Séquences, avec postface de Gérald Froidevaux, a trente ans !

 Notre ami André Durussel nous communique le billet qu'il a écrit sur le blog de la Fondation Ramuz :

https://www.fondation-ramuz.ch/post/le-gros-poisson-du-lac?postId=86b4ccea-9e0b-4720-b5fe-a9fd9cc10caf&utm_campaign=d9a74283-9a65-47b6-9250-515a147d31d0&utm_source=so&utm_medium=mail&utm_content=b07ab15c-e967-4f88-9217-f8a00a2ff90f&cid=88d4323a-8fe9-4227-8eed-f6bae681624b

Le Gros poisson du lac

« Une sorte de poisson, d’ailleurs, comme personne n’en n’avait jamais vu : une énorme tête renflée et formant museau dans le bout, la gueule ouverte montrant de longues dents pareilles à des aiguilles à tricoter ; des yeux grands comme des assiettes, et le dos singulièrement épineux, hérissé, offrant aux regards une matière de la nature du tuf et comme taillé au couteau. »

C. F. Ramuz : Le Gros poisson du lac, Éditions Séquences, 1992

ISBN 2-907156-20-9, extrait p. 29.

"Cette nouvelle peu connue de C. F. Ramuz, écrite entre le 9 et le 12 juillet 1914, avait été publiée en première édition par les Éditions Séquences dans le cadre de la « Collection ramuzienne » animée par Jean-Louis Pierre, avec l’accord de Marianne Olivieri-Ramuz en avril 1992, il y a trente années déjà.

Cinq années plus tard, le 19 mai 1997, l’équipe de rédaction de la revue culturelle ESPACES (1975-2000) faisait don à la Fondation d’un tableau avec un bois flottant illustrant particulièrement le « dos singulièrement épineux » de cet étrange poisson. Cette nouvelle est suivie d’une postface remarquable de Gérald Froidevaux (1934-2020)."

Voir, avec le lien fourni au début, la photo historique...

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Pour mémoire :
Edité en 1992

L'édition réservée aux Amis de Ramuz (200 ex. numérotés) était tirée sur Ingrid bleu clair...

Tout un programme !




Mais il ne faut pas oublier de préciser que ce texte a été repris pas les éditions Du Lérot :

Edité en 2012


samedi 8 janvier 2022

La guêpine éditions : catalogue mis à jour en déc. 2021. Jean-Louis Pierre a bien travaillé !

 Jean-Louis Pierre, désormais Président d'honneur des Amis de Ramuz,
 et reconverti dans l'édition, a constitué  un catalogue bien fourni.
Nous avons jusqu'ici privilégié sa publication de textes de Ramuz,
 mais l'inventaire exhaustif peut faire aussi des heureux !


CATALOGUE :

C. F. RAMUZ, Conformisme : Publié en 1931, cet article n’a pas vieilli. Comme l’écrit J. Chessex dans la préface, il « sonne comme une cloche qui ne cesserait de sonner l’alarme sur la place publique. Résumons-nous, il dérange ». Un texte de Ramuz sans concessions sur son pays, et qui annonce l’essai de 1937, Besoin de grandeurPréface de Jacques Chessex, 40 p., 2013. 10,00 €

CHATEAUBRIAND, Voyage au Mont-Blanc : Un texte rare et surprenant dans lequel Chateaubriand prend le contre-pied du mouvement romantique de littérature alpestre ! Il met en pièces [...] les illusions rousseauistes à la mode sur la splendeur des paysages, sur l’élévation spirituelle qui naîtrait à l’approche des « régions éthérées »… Préface d'Alain-Michel Boyer, 40 p., 2013, 12,00 €

FLORIAN, Claudine, nouvelle savoyarde : Une des plus belles et heureuses nouvelles du célèbre fabuliste, qui se déroule dans la vallée de Chamonix peu avant la première ascension du Mont-Blanc. L’occasion de redécouvrir l’auteur de la chanson « Plaisir d’amour » ! Ce qui frappe, c’est la modernité de l’écriture faite de précision, de concision, la netteté de l’action. Préface d'Alain-Michel Boyer. 64 p., 2013, 14,00 €

NODIER, Voyage aux Alpes : Les Bosquets de Maglan, Voyage à la Tête-Noire, Le Mont Saint-Bernard… Sous le titre de Voyage aux Alpes, voici réunis, en un ensemble rare, les textes de Charles Nodier publiés originellement dans les Annales romantiques et la Revue des deux mondes, suite au voyage effectué, en 1825, avec Victor Hugo. Postface de Gérard Poulouin, 80 p., 2014, 15,00 €

ROUD & RAMUZ, Dispute sur la montagne : Le présent volume rassemble les éléments d’une controverse surprenante qui se déploie, pendant l’année 1930, dans l’hebdomadaire Aujourd’hui. Les deux plus grands écrivains suisses romands du XXe siècle, G. Roud et C. F. Ramuz s’affrontent dans une joute aussi amicale qu’ardente : Roud défend les mérites de la plaine, Ramuz les vertus de la montagne ! Postface de Jean-Louis Pierre, 45 p., 2015, 13,00 €

Marie-Hélène LAFON, Les étés : Tout texte renvoie à une culture ; parfois, même, plus précisément, se construit dans la relation à un livre, à une œuvre, voire au Livre.  Dans Les étés, Marie-Hélène LAFON dit avec force combien écrire est une aventure charnelle, incarnée, soumise à une profonde tension intérieure. Elle évoque, en particulier, l’exemple magnifique de Ramuz. la petite guêpine, Collection « Rapport à... », 22 p., 2016, 6,50 €

Albert CAMUS, Le Soir républicain, 25 novembre 1939 : « Il est difficile aujourd’hui d’évoquer la liberté de la presse […]. » C’est par ces mots que débutait l’article qui devait paraître, à Alger, dans Le Soir républicain. La censure en décida autrement. Ce texte garde toute sa pertinence, son actualité, sa nécessité. la "petite" collection, Préface par J.-L. Pierre ; Document : Jean Daniel, Avec Camus (extraits), 48 p., 2017, 13,00 €


Claude LOUIS-COMBET, Charles Péguy, l'initiation :  Claude Louis-Combet, un des écrivains majeurs de notre siècle, a bien voulu, dans ces pages, exprimer sa découverte de Péguy. Il ne s’agit pas d’un essai, nous dit l’auteur, mais d’un « regard rétrospectif » qui « n’a d’autre sens que celui d’une célébration intime et reconnaissante ». la petite guêpine, Collection « Rapport à... », 53 p.,  2017, 13,00 € 

Marie-Hélène LAFON, La Demie de six heures : Cette nouvelle est née en Aubrac, pays majuscule. C’est une histoire d’amour. C’est un vertige… Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Depuis vingt ans ses ouvrages sont remarqués pour leur exigence et leur qualité stylistique (Le Soir du chien, L'Annonce, Les Pays. Joseph, Histoires…) la petite guêpine, 31 p., 2017, 9.90 €

Paul-Louis COURIER, Pamphlets : Ce florilège propose quatre pamphlets permettant d’apprécier les différentes facettes de l’écrivain. Avocat des petits contre les Grands, s’attaquant aux injustices, à la censure, au fanatisme religieux. Sa « Pétition à la chambre des députés pour des villageois que l’on empêche de danser… » résonne, hélas, d’une surprenante modernité ! Un écrivain à (re)découvrir… Préface par Jean-Pierre Lautman, 72 p., 2017, 13,90 €

Charles JULIET, Deux lectures décisives : Charles Juliet évoque deux livres qui l’ont profondément marqué pour des raisons différentes : L’Étranger d’A. Camus et Le Dieu nu de Robert Margerit. Trois lettres inédites de Robert Margerit complètent l’ensemble. Préface d’André-Guy Couturier, la petite guêpine, Collection « Rapport à... », 56 p., 2018, 12,90 €

Patrice DEBRé, Les Ateliers d'Olivier Debré : Patrice Debré évoque les différents ateliers de son père. Il entend ainsi « faire mieux comprendre le parcours d’un grand artiste de l’abstraction lyrique, et s’imprégner de l’atmosphère qui entourait ses œuvres. » Cahier iconographique couleur de 8 pages, 48 p., 2018, 15,00 €

Ramuz, Vendanges : Premier texte autobiographique à paraître en volume, en 1927. Avec profondeur et poésie, Ramuz [...] nourrit son souvenir de réflexions sur l’adolescence, la civilisation paysanne, la fuite du temps et la permanence de certaines valeurs, la lecture de la Bible, l‘évocation de la plaine du Rhône, le grand fleuve tant aimé… Préface de Claude Louis-Combet, 96 p., 2018, 14,90 €

MARMONTEL, La Bergère des Alpes : L’ouvrage comprend : - Le conte de Marmontel et sa présentation par Pierino Gallo- Une reproduction en couleurs du tableau de C.-J. Vernet inspiré du conte de Marmontel et sa présentation par Sophie Join-Lambert, Conservateur en chef, Directrice du Musée des Beaux Arts de Tours où se trouve le tableau. 64 p., 2018, 13,90 €

SENANCOUR,  Souvenirs d’un voyageur étranger, Des fleurs, Songe romantique : Le « Rêveur des Alpes » s’intéresse, dans les deux premiers textes,  au langage des fleurs et à leur parfum. Dans « Songe romantique », plus qu’un pastiche, c’est toute la profondeur onirique du rêve que ce texte déploie, faisant penser à Nerval, voire à Lautréamont ? Trois textes rares du Mercure du dix-neuvième siècle qui nous font redécouvrir l’auteur d’Oberman. Postface de Jean-Paul Goujon, 56 p., 2018, 13,40 €

Charles JULIET, Le Déclic : « J‘ai toujours pensé que, pour s‘accomplir, une vie doit aller en s‘élevant, en s‘enrichissant, en devenant toujours plus vaste. » Une nouvelle emblématique de Charles Juliet, de sa démarche intime. Grand Prix de l‘Académie française pour l‘ensemble de son œuvre, en 2017, Charles Juliet s‘est révélé un diariste singulier : les derniers tomes de son Journal montrent que sa longue recherche l‘a conduit à un accord avec lui-même et à une large ouverture aux autres et au monde. la petite guêpine, 52 p., 2019, 13,00 €

Jean JAURÈS, Le Martyre d’un libre-penseur, Étienne Dolet : Dans cet article de L'Humanité du 7 août 1904, Jean Jaurès rend hommage à Etienne Dolet, imprimeur, éditeur, victime du fanatisme religieux, pendu et brûlé, place Maubert, à Paris le 3 août 1546…  Une riche préface de Jean-Pierre Sueur les associe dans une communauté de destin... la petite guêpine, 64 p., 2019, 13,00 €

PAPILLON DE LASPHRISE, Trente-trois sonnets d'amour : « Chantre de l’amour sensuel le plus talentueux de la Renaissance », ainsi fut qualifié le valeureux capitaine, né près d’Amboise, en 1555. La profusion des images, l’inventivité et l’allégresse verbales sont celles d’un grand poète gaillard, voire érotique, émule d’un Rabelais qu’il admirait. Postface de Jean-Paul Goujon, 56 p., 2019, 13,00 €

George SAND, Fanchette, Les Ouvriers boulangers, Le Père Va-tout-seul : En 1843, George Sand est une femme libre et un écrivain reconnu. Ces trois textes témoignent de son intérêt pour les questions sociales et, à sa manière, de son féminisme. Elle est indignée par le sort d’une pauvresse volontairement abandonnée et par la dure condition des ouvriers boulangers. Elle prend position sur la question du vagabondage — cette grande hantise de la société bourgeoise. Préface de Michelle Perrot, 112 p., 2019, 16,40 €

Richard MILLET, Ma sœur vierge, Emily Brontë :  Nous voici aux sources de Richard Millet. Son hommage, s‘il permet de mieux mesurer la parenté de son œuvre avec celle d‘Emily Brontë, donne au lecteur une profonde envie de lire, ou de relire, Les Hauts de HurleventUne leçon d’amour pour la littérature… la petite guêpine, Collection « Rapport à... », 56 p., 2019, 14,00 €

FABLIAUX, Florilège : À travers une sélection de quatre fabliaux composés autour du XIIIe siècle, ce petit livre invite à découvrir une facette surprenante et variée de la littérature du Moyen Âge, incisive, ludique et de franc parler ! Puisse-t-il donner envie de prolonger la lecture et de découvrir d’autres pans de cette littérature trop oubliée aujourd’hui ! la petite guêpine, Préface et traduction de Fanny Maillet, 56 p., 2020, 14,00 €

C. F. RAMUZ, Symétrie, L’Enfant, Chant de Pâques Ému par la naissance de sa fille, puis de son petit-fils, Ramuz se livre dans ces pages magnifiques à de profondes réflexions sur la vie arrachée au néant et sur la beauté délectable de la vie. Il trace, dans Symétrie,  un parallèle saisissant entre les deux moments extrêmes de la vie. Les pages de L’Enfant nous invitent à garder toujours un œil neuf sur le monde. Et, dans Chant de Pâques, il présente, à son petit-fils,  le printemps comme une véritable résurrection à savourer par tous les sens... la petite guêpine, Préface de Jean-Louis Pierre, 56 p., 2020, 14,00 €

Le Féminisme de Pierre Leroux, Florilège : Pierre Leroux (1797-1851), ami de George Sand, ne sépare pas, dans son œuvre volumineuse, la cause du peuple de celle des femmes. Loin de revendiquer la seule égalité des époux dans le mariage, il réclame pour toutes les femmes le droit au travail et même, le droit de vote ! Présentation et choix des textes par Armelle Le Bras-Chopard, professeur émérite des Universités. Elle a publié De l’égalité dans la différence. Le socialisme de Pierre Leroux, et plusieurs ouvrages dont Le Zoo des philosophes (Prix Médicis essai en 2000). 96 p., 2020, 16,90 €

C. F. RAMUZ, Florilège savoyard : L’ouvrage comporte cinq textes rares, Un coin de Savoie (1909), Le Voyage en Savoie (1931), Salutation à la Savoie (1922). On y découvre le jeune Ramuz, grand marcheur, ayant traversé son lac seul ou avec ses amis. Au pittoresque du voyage s’ajoutent l’acuité du regard et nombre de réflexions importantes. Enfin, Ramuz, le francophile, exprime sa solidarité avec la France dans deux textes écrits à l’occasion des deux conflits mondiaux, Pensée à la Savoie (1915), et Le Lac désert (1942). Préface de Jean-Louis Pierre, 112 p., 2020, 17,40 €

Pierre BRUNEL, Étienne CROSNIER, Genevoix, de près... : En reprenant dès le titre un adverbe qui était cher à Maurice Genevoix (1890-1980), cet ouvrage a voulu évoquer l’expérience d’une rencontre vécue avec le grand écrivain et de cette autre rencontre qu’est la lecture de ses œuvres. Nombreux sont ses livres où, très attiré par la nature et se sentant très proche d’elle, il y a perçu aussi des combats et une présence étonnante de la mort. Pierre Brunel a été professeur de littérature comparée à la Sorbonne, membre de l’Institut. Étienne Crosnier est l’auteur d’articles de bibliophilie, d’une histoire de Suresnes et de recueils de poèmes. Coll. « Regards », 144 p., 2020, 19,00 €

Emmanuelle FAVIER, Les Funérailles de Roberto Bolaño : « Les écrivains sont parfois plus réels, ils modifient parfois le cours de notre existence bien plus radicalement que l'immense majorité de ceux que l’on rencontre dans ce que l’on appelle la vraie vie. »  Emmanuelle Favier, poétesse et romancière, déterre ici les cailloux semés par l'écrivain chilien sur le chemin qui l’a menée vers sa propre voix. la petite guêpine, Coll. « Rapport à...», 56 p., 2020, 14,00 €

Catherine D'AMBOISE, La Complainte de dame pasmée contre Fortune : Catherine d’Amboise demeure méconnue. [Cette] œuvre de maturité, est un traité allégorique où l’humanisme aristocratique le dispute au religieux. Il vise à l'édification et à la consolation contre les aléas de la Fortune et les misères du monde. À la fin du pèlerinage, la « tristesse mondaine » cède la place à la « joie spirituelle ». Un texte de haute tenue à découvrir. Préface, transcription, notes de Jean-Paul Goujon, Professeur honoraire de l’Université de Séville, 56 p., 2020, 14,60 €

LA FONTAINE, Contes, Florilège : Licencieux, ces Contes ? Mais, comme l’écrivait Charles Perrault, l’on n’a « jamais parlé plus honnêtement des choses déshonnêtes » ! Ce Florilège comprend huit contes. Préface et notes par Jean Marie Goulemot. Professeur émérite de l'Université François-Rabelais de Tours, membre de l’Institut Universitaire de France. Deux tableaux de Lancret du Musée des Beaux-Arts de Tours illustrant Les Lunettes et Les Rémois sont reproduits en couleurs et commentés par Sophie Join-Lambert, Directrice honoraire du Musée. 96 p., 2020, 17,40 €

Gabriele D’ANNUNZIO, Prologue à La Vie de Cola di Rienzo : Voici un texte inédit en français de Gabriele D’Annunzio. Le point de départ en est l’évocation de Cola di Rienzo, ce personnage au destin exceptionnel qui a inspiré tant d’artistes. Mais, très vite, dans ce Prologue, D’Annunzio se laisse « séduire par la sirène du Passé, par la magie des souvenirs ». À la mémoire nostalgique se mêlent, avec fougue, dans une langue éblouissante, érudition, lyrisme, burlesque… Préface, traduction et notes de Jean-Paul Goujon, Professeur honoraire de l’Université de Séville, Collection « Terres latines », 112 p., 2021, 17,90 €

Henri BOSCO, Luberon : La collection « Rencontre » entend publier des textes célébrant la rencontre d’un écrivain avec un élément de la Nature, une matière, un objet… Comme dans ces pages magnifiques consacrées au Luberon : « Il arrive en ces lieux, écrit Henri Bosco, qu’une lourde matière, un bloc minéral écrasant, trouble le cœur, émeuve une informulable pensée et suggère en secret la présence d’un être qui attend de notre parole les mots qui en déchiffreront, s’il se peut, le mystère. » Préface de Christian Morzewski, Professeur de littérature contemporaine à l’université d’Artois, et président de « L’Amitié Henri Bosco » dont il dirige la revue, les Cahiers Henri BoscoCollection « Rencontre », 56 p., 2021, 14,00 €

C. F. RAMUZ, Écrits sur la nature, Florilège : Ce florilège contient des extraits empruntés aussi bien à des textes autobiographiques, à des articles et essais, qu'à des récits. Ramuz condamne l’homme moderne qui agit en prédateur. Posant la nature au cœur du débat politique, il avertissait que, si, apparemment, la nature se laisse faire, elle prépare un « terrible retour de manivelle ». En 1935 ! Textes choisis et présentés par Noël Cordonier et Jean-Louis PierreNoël Cordonier, Président de la Fondation C. F. Ramuz. Enseignant et chercheur de littérature française à l’Université de Lausanne (1986-2015). Jean-Louis Pierre, Président fondateur des Amis de Ramuz (1980-2015). Professeur honoraire de lettres modernes, il a consacré ses travaux à mieux faire connaître la vie et l’œuvre de Ramuz. 156 p., 2021, 20,00 €

Charles JULIET, Souvenirs d’une lointaine enfance, La Fracture : Dans Souvenirs d’une lointaine enfance, Charles Juliet évoque quelques moments marquants de son enfance paysanne. La Fracture éclaire le long et difficile cheminement qui aboutira à son chef-d’œuvre, Lambeaux, en 1995. Deux textes inédits. la petite guêpine, 40 p., 2021, 13,00 €

Jean Anthelme BRILLAT-SAVARIN, Voyage à Arras:  Dans cette brève nouvelle érotique écrite à la fin de sa vie, le célèbre auteur de la Physiologie du goût use avec maîtrise de l’art de la suggestion. « […] vous trouverez sans doute, mesdames, des peintures très vives, mais les mots en seront chastes », avertit l’auteur ! Préface de Jean-Pierre Talloire, la petite guêpine, 32 p., 2021, 10,00 €