Éditions Sillage | 17 rue Linné – 75005 Paris

Quelques mots de l'éditeur, Jacques Goursaud, dans un message adressé à Gérard Poulouin, président de l'association Les Amis de Ramuz :
"[...] Difficile de résumer d'une phrase mon intérêt pour Ramuz... Je trouve que c'est un très grand écrivain, qui a su se forger un style absolument inimitable - il a un sens du rythme éblouissant, une façon neuve d'utiliser la syntaxe et une connaissance de l'histoire de la langue qui lui permet des effets de contrastes très originaux. Sur le fond, son humour et la finesse de sa psychologie à eux seuls pourraient suffire à en faire un grand romancier...
Réponse brève, mais qui suffit, je pense, à justifier que nous publiions toujours avec plaisir certaines de ses œuvres qui n'étaient plus facilement accessibles pour le lectorat français ! "
Nous remercions M. Jacques Goursaud pour cette confidence...
Voici les livres de Ramuz, publiés depuis 2024 :
LE GROS POISSON DU LACSur le vaste lac qui borde une petite ville des Alpes suisses, les pêcheurs du dimanche ont pris l’habitude de rentrer bredouilles. C’est compter sans l’astucieux Foilleron, qui met au point une méthode pour aller chercher le poisson jusqu’à des profondeurs abyssales. Après un succès tel qu’il n’aurait osé en rêver, il est porté aux nues par la population des alentours. Mais de la gloire à l’ignominie, il n’y a parfois qu’un pas…
Conte moral sur la violence et la versatilité des foules, mais aussi réflexion sur les risques que court l’humanité à pousser la nature dans ses retranchements, Le Gros Poisson du lac fut écrit en juillet 1914, à quelques jours de l’éclatement de la Première Guerre mondiale.
En 1802, alors que la Suisse est dirigée par une instable République helvétique née dans le sillage de la Révolution française, une rumeur se répand dans le Pays de Vaud : les seigneurs d’hier tenteraient de faire rétablir leur droit à lever la dîme, attesté par leurs archives. Qu’à cela ne tienne : dans tous les châteaux qui parsèment les vallées vaudoises, brûlons les archives, et la dîme disparaîtra pour de bon…
Ainsi débute, avec une circonspection et des atermoiements que seul le regard de Ramuz pouvait rendre à la fois si drôles et si touchants, la guerre aux papiers.
Admiré par des écrivains aussi divers que Stefan Zweig, Thomas Mann ou Paul Valéry, Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947) fut l’un des plus grands écrivains suisses du xxe siècle. La Guerre aux papiers est le dernier roman qu’il publia.
LA GUERRE DANS LE HAUT-PAYS
En 1798, des troupes françaises envahissent le canton de Vaud, promettant aux paysans de les affranchir de leurs seigneurs. Si les révolutionnaires sont généralement bien accueillis, certains villages reculés, parfois très religieux, entrent en résistance, soutenus par les troupes de Berne.
Les amours d’un jeune couple, déjà contrariés par le père du jeune homme, se trouvent plus que jamais empêchés par le climat de guerre civile qui s’installe. Quand les affrontements éclatent, un drame survient…
Publié en 1915, La Guerre dans le Haut-Pays décrit un conflit qui n’a rien de spectaculaire. Mais les haines qui dressent les hommes les uns contre les autres, puis les tueries qu’elles déclenchent, relèvent d’une universelle et tragique absurdité.
Quand le diable, par une belle soirée d’été, décide de prendre possession d’un paisible village des Alpes suisses, il n’a que fort peu à faire : vanité, appât du gain, ivrognerie sont des armes faciles à manier, et bientôt une sourde aigreur, une insatisfaction diffuse s’emparent de bien des hommes. Par lâcheté ou cynisme, les villageois laissent s’étendre l’emprise du Malin, qui n’attend que le moment de pouvoir triompher à visage découvert…
Publié au début de l’été 1914, Le Règne de l’esprit malin prend des allures prémonitoires : une grande partie de l’humanité bascule dans la folie, les innocents sont abandonnés à une vie de famine, des forces mauvaises effacent la frontière qui sépare le bien du mal, et exposent au grand jour la faillite de ceux qui prétendaient nous en garder.

















