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jeudi 17 juin 2021

Nouvelle édition de "Derborence", illustrée par Guy Toubon, éd. Infolio (2021)

Le dessin de couverture s'intitule
"Antoine ébloui par le soleil".
(Voir le commentaire en fin de volume)

Les Amis de Ramuz sont toujours heureux de signaler la réédition d'une œuvre de Ramuz...


Cette dernière est due à l'éditeur Infolio, dans la collection "Maison neuve", ce qui est tout un programme !





De fait, le texte est agrémenté des illustrations à la plume de Guy Toubon, et éclairé par une postface de Laura Laborie (dont nous avons publié un entretien avec Gérard Poulouin dans notre Bulletin 41 de 2020).

4e de couverture


NB : 
nous souhaitons rectifier deux petites erreurs 
dans les références bibliographiques des notes 2 et 5 
(p. 277 et 281).
Il faut lire :

2) C. F. Ramuz, "La Beauté de la montagne", [1930], dans Dispute sur la montagne, Loches, La Guêpine, 2015, p. 15.

5) C. F. Ramuz, Découverte du monde, [1939], Tours, Les Amis de Ramuz, 2012, p. 165.

Une confusion s'est produite avec les références de notre imprimeur (Du Lérot, à Tusson) qui est aussi éditeur... Nous vous laissons le soin de vérifier, le cas échéant, sur son site les textes de Ramuz qu'il a édités, lui aussi, et qui peuvent vous intéresser...

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Lien pour nous contacter :

lundi 11 février 2019

Actes du Colloque Ramuz de Genève (oct. 2017) en ligne sur Fabula

Les Amis de Ramuz sont heureux de vous signaler la publication des actes de ce colloque, en ligne sur Fabula

Utiliser le lien suivant :



C.-F. Ramuz, silence(s), bruit(s), musique(s)


Actes du colloque international organisé par
Sylviane Dupuis et Martin Rueff
à l’Université de Genève, les 12-13 octobre 2017

Textes réunis par Sylviane Dupuis et Martin Rueff

mis en ligne en février 2019 
avec le soutien de l'Université de Lausanne.

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dimanche 22 avril 2018

Ramuz cité dans le "Journal inédit" d'Alain, pour "Paris [notes d'un Vaudois]"






Alain a lu Paris de C. F. Ramuz, publié par les éditions Gallimard. Il prête des qualités à cet ouvrage, particulièrement à l’attention portée au rapport Paris-Province.










« Le 24 avril 1940. Je viens de lire le Paris de Ramuz ; je ne sais quelle lecture précipitée m’avait fait mal juger cet ouvrage. Il faut que je réforme mon jugement ; car, tout compte fait, ce livre est une belle analyse par un Vaudois du rapport Paris-Province. Le sujet est grand et difficile ; il m’a tenté souvent ; je suis très bon juge de la chose. Aussitôt arrivé au lycée Michelet, j’ai eu l’occasion de faire de grandes courses dans les quartiers de Paris et de m’enivrer des différences que j’y trouvais. […] Ces connaissances m’ont permis de remarquer le point faible du livre de Ramuz ; c’est qu’il n’a pas bien vu l’ouvrier parisien, tel qu’on le trouve à la rue Oberkampf […]. J’ai quelquefois écrit sur Paris, et pour souligner l’opposition entre le quartier des rentiers (autour de l’Étoile) et le quartier des travailleurs (autour de la place de la République). Certainement cette opposition est à considérer pour la description des classes parisiennes et du jeu révolutionnaire. J’eus alors occasion de comparer ce que j’aurais voulu faire à ce qu’a fait Jules Romains, qui m’a puissamment intéressé. Pourtant je juge que Ramuz, sans essayer autant, a fait bien mieux. Seulement il est resté dans sa rue Boissonade. S’il s’était promené de quartier en quartier, il aurait découvert des merveilles (il en était très capable). […] Il y a à dire sur les Provinces à Paris ; il y a à côté de Montparnasse un quartier breton. En tout quartier de Paris, il y a un restaurant destiné aux provinciaux et tenu par des provinciaux. Ramuz n’a pas connu ces détails ; toutefois il a analysé avec force toutes les variétés qu’il a rencontrées. C’est une belle science que cette Géographie. C’est alors que l’on comprendrait comment le milieu humain forme l’homme, par le logement, par les rues, par les monuments. […]. »

(Journal inédit, édition établie et présentée par Emmanuel Blondel, Paris, Équateurs, 2018, p. 376-377).


À lire Alain, Ramuz n’a pas bien vu l’ouvrier parisien. Il n’est pourtant pas absent de Paris. L’écrivain suisse Étienne Barilier, songeant aux pages de Ramuz consacrées à la population ouvrière, parle de « l’inquiétante apparition, intra muros, de la classe ouvrière » (« Préface », in Paris, Notes d’un Vaudois, Tours, Les Amis de Ramuz, 2000, p. 7).


Gérard Poulouin

samedi 7 avril 2018

Ramuz cité par-ci, par-là... Des suggestions de lectures ?


 Notre Président, Gérard Poulouin, est un grand lecteur... Voici quelques suggestions de sa part:

W. G. Sebald

Les Anneaux de Saturne
Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss
Actes Sud, 1999.
Édition originale : 1995.
« […] Aujourd’hui, plus d’un an après ma sortie de l’hôpital, ayant entrepris de recopier mes notes au propre, je ne puis m’empêcher de penser qu’à ce moment-là, tandis que mon regard plongeait du huitième étage sur la ville gagnée par le crépuscule, Michael Parkinson était encore en vie, dans sa maison exiguë de Portersfield Road, occupé sans doute, comme d’habitude, aux préparatifs de quelque séminaire ou à la rédaction de son étude sur Ramuz à laquelle il consacrait depuis des années le plus clair de son temps. Michael, quarante ans, célibataire, était, comme je le crois, l’un des hommes les plus innocents qu’il m’ait été donné de rencontrer. Rien ne lui était plus étranger que son intérêt personnel, rien ne lui tenait autant à cœur que l’accomplissement de son devoir, en particulier dans les conditions de plus en plus difficiles que nous rencontrions depuis un certain temps. Mais plus que par n’importe quoi d’autre, il se distinguait par une absence de besoins dont certains disaient qu’elle confinait à l’excentricité. En un temps où la plupart des gens doivent acheter sans cesse quelque chose pour assurer leur entretien, Michael n’achetait pratiquement jamais rien. D’une année à l’autre, il portait, depuis que je le connaissais, alternativement une veste bleu marine ou brun rouille, et quand les manches ou les coudes étaient râpés, il recourait à l’aiguille et au fil, y cousait lui-même une pièce de cuir. Il allait, disait-on, jusqu’à retourner le col de ses chemises. Pendant les vacances d’été, en rapport avec ses études consacrées à Ramuz, Michael voyageait à pied dans le pays de Vaud et le Valais, parfois aussi dans le Jura ou les Cévennes. Souvent, lorsqu’il rentrait d’un tel périple ou quand j’admirais le sérieux avec lequel il faisait son travail, j’avais l’impression d’avoir affaire à quelqu’un qui avait trouvé le bonheur à sa manière, dans une forme de modestie devenue de nos jours presque impensable. […] » (p. 16-17).

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* Dans Valeurs actuelles, du 22 au 28 février 2018, p. 72 :

Amaury Nauroy, Rondes de nuit,
Le Bruit du temps,
2018, 288 pages, 24 euros

“L’auteur emprunte au tableau de Rembrandt non seulement son titre, mais le point de vue de la fillette qui s’est égarée au milieu de la patrouille : en guise de mousquetaires de la milice bourgeoise d’Amsterdam, ceux qu’il voit et qu’il décrit sont de Suisse romande; Henry-Louis Mermod tout d’abord, le grand éditeur si mal connu en France, et les écrivains et artistes qu’il a publiés et défendus, Ramuz, Cingria, Gustave Roud, Philippe Jaccottet ou Jacques Chessex, cercle amical dont l’auteur se fait le chroniqueur à la fois fervent et familier”. (Ph. B.).
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  • Dans Le Figaro littéraire, 29 mars 2018, p. 8 :
“Lorsqu’on a rendez-vous pour déjeuner avec François Espéret, une seule question se pose : de quoi ne parlerons-nous pas ? Ce garçon a beau faire, tout l’intéresse : Bob Dylan, “le poète génial, l’avatar contemporain du roi David”, Louis-Ferdinand Céline et la “merveille de Guignol’s band”, Marcel Proust, le Ramuz de La Guérison des maladies, l’argot des classes dangereuses, la prière du cœur de saint Grégoire Palamas, les romans picaresques espagnols, les poèmes de Jean de la Croix, sans oublier Les Corps tranquilles, Les bêtises et Histoire égoïste de Jacques Laurent” (Sébastien Lapaque, “Le poète et les anges vagabonds”).


http://www.lefigaro.fr/livres/2018/03/28/03005-20180328ARTFIG00146-francois-esperet-le-poete-et-les-anges-vagabonds.php