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samedi 27 novembre 2021

Joseph Incardona, dans son roman "La Soustraction des possibles", évoque très joliment 4 textes de Ramuz !

Pour la présentation du livre et les éloges de la presse, voir le site de l'éditeur :
 https://www.finitude.fr/index.php/livre/la-soustraction-des-possibles/

4e de couverture


Pour notre propos, il suffit de dire que l'auteur, de père sicilien et de mère suisse, tire un grand profit de cette double culture...

Une citation de Ramuz en exergue pourrait n'être qu'un clin d'œil, ou une simple coquetterie :

Mais il n'en est rien : les romans de Ramuz cités dans le cours du texte sont accompagnés de petits commentaires judicieux, il ne s'agit pas d'exhiber un "vernis"...

Les 4 titres cités sont :

La Grande Peur dans la montagne : p. 151 (Une certaine "Mimi", dont nous vous laissons découvrir le caractère et le rôle dans ce livre, déjeune dans un restaurant de Lyon, avec le roman de Ramuz qu'elle compte lire parce que son travail la conduit en Suisse...)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir.

Aline (offert par Mimi à certaines lectrices, dans des conditions bien particulières, pp. 255-256).

Construction de la maison : Mimi fait le voyage exprès pour découvrir le hameau de Treytorrens, où se situe l'action du roman... (pp. 321-322).

La Beauté sur la terre, pour une citation (p. 348).

A noter que la page 352 rapproche Hodler et Ramuz... et recommande d'aller chercher "sur la toile le titre de cette huile de 64,5 x 105,5 cm". Dont acte :

F. Hodler, Le Grammont, 1905.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Hodler_-_Der_Grammont_-_1905.jpg

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Drame ou tragédie ?

Pp. 417-418  :
"Il faut désespérer pour devenir grand.
Le problème d'Aldo et de Svetlana [...] c'est qu'ils ont l'âme bourgeoise. Et c'est peut-être ce qu'a compris Mimi [...], c'est le lien qu'elle a fait avec ses lectures de Ramuz : car le bourgeois relève du drame. Son environnement est composé d'obligations sociales et mondaines, de besoins d'argent, de la quête d'une place à occuper ou à prendre, du besoin d'estime, d'assouvissement de l'orgueil.
L'homme dans le monde bourgeois est en proie à l'homme.
Alors, peut-être qu'ici, dans la trame qui se tisse, leur chance, leur seule chance de grandeur, est d'élever le drame au statut de tragédie.
Maintenant, ils ont la tête dans le guidon, un franchissement les attend; il s'agit de commencer à pédaler fort."

BONNE LECTURE !

jeudi 5 novembre 2020

La collection "Zoé Poche" fait parler de Ramuz...

 Nous remercions Alexandre Moatti qui nous a signalé ce lien:

https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/11/04/vie-poches-1-ramuz/

Voici le début de l'article :

"Ramuzez-vous"

par Cécile Dutheil de la Rochère (4 novembre 2020)

La vie dans les poches (1)

Pour sa première chronique dédiée aux livres petit format, rééditions tardives ou précoces d’écrivains du passé ou du présent, En attendant Nadeau lit quatre livres d’un grand écrivain suisse et vaudois qui reste injustement méconnu en France : Charles Ferdinand Ramuz.

Charles Ferdinand Ramuz, Une main, Les Signes parmi nous, Aline, Paris (notes d’un Vaudois). Zoé, coll. « Zoé Poche », de 90 à 216 p., de 8 à 10 €

 


Charles-Ferdinand Ramuz, photo Henry-Louis Mermod

 © Centre de recherches sur les lettres romandes (UNIL)

Nous vous laissons découvrir la suite de cet article sur le site indiqué ci-dessus.