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mercredi 20 mai 2026

Les éditions SILLAGE ont publié quelques textes de Ramuz

 Éditions Sillage | 17 rue Linné – 75005 Paris

 https://editions-sillage.fr

 

Quelques mots de l'éditeur, Jacques Goursaud, dans un message adressé à Gérard Poulouin, président de l'association Les Amis de Ramuz :

 "[...] Difficile de résumer d'une phrase mon intérêt pour Ramuz... Je trouve que c'est un très grand écrivain, qui a su se forger un style absolument inimitable - il a un sens du rythme éblouissant, une façon neuve d'utiliser la syntaxe et une connaissance de l'histoire de la langue qui lui permet des effets de contrastes très originaux. Sur le fond, son humour et la finesse de sa psychologie à eux seuls pourraient suffire à en faire un grand romancier...

Réponse brève, mais qui suffit, je pense, à justifier que nous publiions toujours avec plaisir certaines de ses œuvres qui n'étaient plus facilement accessibles pour le lectorat français ! "

 Nous remercions M. Jacques Goursaud pour cette confidence...

Voici les livres de Ramuz, publiés depuis 2024 : 

LE GROS POISSON DU LAC

Sur le vaste lac qui borde une petite ville des Alpes suisses, les pêcheurs du dimanche ont pris l’habitude de rentrer bredouilles. C’est compter sans l’astucieux Foilleron, qui met au point une méthode pour aller chercher le poisson jusqu’à des profondeurs abyssales. Après un succès tel qu’il n’aurait osé en rêver, il est porté aux nues par la population des alentours. Mais de la gloire à l’ignominie, il n’y a parfois qu’un pas…

Conte moral sur la violence et la versatilité des foules, mais aussi réflexion sur les risques que court l’humanité à pousser la nature dans ses retranchements, Le Gros Poisson du lac fut écrit en juillet 1914, à quelques jours de l’éclatement de la Première Guerre mondiale.

  • Titre : Le Gros Poisson du lac
  • Auteur : Charles Ferdinand Ramuz
  • Date : octobre 2025
  • Nombre de pages : 56 p.
  • ISBN : 978-2-38141-086-9 / 9782381410869
  • Prix : 6,00 €


LA GUERRE AUX PAPIERS

En 1802, alors que la Suisse est dirigée par une instable République helvétique née dans le sillage de la Révolution française, une rumeur se répand dans le Pays de Vaud : les seigneurs d’hier tenteraient de faire rétablir leur droit à lever la dîme, attesté par leurs archives. Qu’à cela ne tienne : dans tous les châteaux qui parsèment les vallées vaudoises, brûlons les archives, et la dîme disparaîtra pour de bon…

Ainsi débute, avec une circonspection et des atermoiements que seul le regard de Ramuz pouvait rendre à la fois si drôles et si touchants, la guerre aux papiers.

Admiré par des écrivains aussi divers que Stefan Zweig, Thomas Mann ou Paul Valéry, Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947) fut l’un des plus grands écrivains suisses du xxe siècle. La Guerre aux papiers est le dernier roman qu’il publia.

  • Titre : La Guerre aux papiers
  • Auteur : Charles Ferdinand Ramuz
  • Langue d'origine : français
  • Date : juin 2024
  • Nombre de pages : 160 p.
  • ISBN : 978-2-38141-064-7 / 9782381410647
  • Prix : 11,50 €

 

LA GUERRE DANS LE HAUT-PAYS

En 1798, des troupes françaises envahissent le canton de Vaud, promettant aux paysans de les affranchir de leurs seigneurs. Si les révolutionnaires sont généralement bien accueillis, certains villages reculés, parfois très religieux, entrent en résistance, soutenus par les troupes de Berne.

Les amours d’un jeune couple, déjà contrariés par le père du jeune homme, se trouvent plus que jamais empêchés par le climat de guerre civile qui s’installe. Quand les affrontements éclatent, un drame survient…

Publié en 1915, La Guerre dans le Haut-Pays décrit un conflit qui n’a rien de spectaculaire. Mais les haines qui dressent les hommes les uns contre les autres, puis les tueries qu’elles déclenchent, relèvent d’une universelle et tragique absurdité.

  • Titre : La Guerre dans le Haut-Pays
  • Auteur : Charles Ferdinand Ramuz
  • Date : avril 2026
  • Nombre de pages : 266 p.
  • ISBN : 9782381410937
  • Prix : 15,50 €


LE RÈGNE DE L'ESPRIT MALIN

Quand le diable, par une belle soirée d’été, décide de prendre possession d’un paisible village des Alpes suisses, il n’a que fort peu à faire : vanité, appât du gain, ivrognerie sont des armes faciles à manier, et bientôt une sourde aigreur, une insatisfaction diffuse s’emparent de bien des hommes. Par lâcheté ou cynisme, les villageois laissent s’étendre l’emprise du Malin, qui n’attend que le moment de pouvoir triompher à visage découvert…

Publié au début de l’été 1914, Le Règne de l’esprit malin prend des allures prémonitoires : une grande partie de l’humanité bascule dans la folie, les innocents sont abandonnés à une vie de famine, des forces mauvaises effacent la frontière qui sépare le bien du mal, et exposent au grand jour la faillite de ceux qui prétendaient nous en garder.

  • Titre : Le Règne de l’esprit malin
  • Auteur : Charles Ferdinand Ramuz
  • Langue d'origine : français
  • Date : novembre 2024
  • Nombre de pages : 172 p.
  • ISBN : 9782381410715
  • Prix : 11.50 €

Les informations ci-dessus sont empruntées au site de l'éditeur.



vendredi 10 avril 2020

Le cinéaste suisse Francis REUSSER nous a quittés. Il a porté Ramuz à l'écran plusieurs fois !

La Guerre dans le Haut-Pays


La Séparation des traces

Le journal suisse Le Temps annonce le décès du cinéaste et lui rend hommage, avec un article d'Antoine Duplan :

https://www.letemps.ch/culture/francis-reusser-deces-dun-eternel-rebelle

EXTRAITS :
Francis Reusser, décès d’un éternel rebelle




"Enfant de mai 1968, le cinéaste veveysan a témoigné des bouleversements idéologiques de son temps, s’est battu sans jamais fléchir contre les injustices et a su exprimer le génie de la terre romande. C’est une belle figure qui disparaît."
 "Il avait en lui une colère que les années n’ont jamais vraiment éteinte, même si, avec le temps, il a fini par s’apaiser, reniant les bistrots où l’on refait le monde jusqu’au bout de la nuit pour renouer avec les paysages lémaniques de son enfance et la culture patrimoniale. Né à Vevey, le 1er janvier 1942, Francis Reusser a été figurant à la Fête des Vignerons en 1955 et placé en institution suite à quelques frasques adolescentes. Il a fait une formation de photographe et travaillé à la Télévisions suisse romande où il chipait des bouts de pellicule pour se livrer à des premières expériences cinématographiques.
 Plus jeune d’une dizaine d’années que Tanner, Soutter et Goretta, les fondateurs du nouveau cinéma suisse, Francis Reusser est le plus emblématique de l’esprit de 68. Ses premiers films témoignent de l’ébullition contestataire de la fin des années 60. Sélectionné lors de la première Quinzaine des réalisateurs à Cannes, en 1969, Vive la mort, son premier long métrage, suit deux amoureux en rupture de ban, raille les institutions suisses, critique la société de consommation et dénonce le sexisme. Forcément vieilli, ce manifeste plein de sève fait entendre la musique d’une époque et révèle un tempérament batailleur.
 [...] Vieux lion
Au mitan des années 80, Francis le gauchiste crée la surprise quand il adapte en scope Derborence de Ramuz. Mal lu, l’écrivain vaudois est à l’époque considéré comme réactionnaire. Le cinéaste remet les pendules à l’heure : "Ramuz n’est définitivement pas un écrivain patriotique et patoisant, mais un pessimiste fondamental. Il creuse en profondeur, inscrivant dans sa terre natale des drames qui tendent à l’universel plutôt qu’au national."
 L’intelligentsia alémanique insulte l’adaptation, qu’elle qualifie de "Heimatfilm". Francis Reusser passe pour un vendu, un "marchand de soupe". Pus tard, il en rigolait : "Nous, les enfants du western, trouvons un souffle épique chez Ramuz. Il a été le premier écrivain qui nous permette d’aller dans la nature à l’époque où tout le monde filmait son coin de rue. Dans les années 70, on ne voulait pas du pessimisme de Ramuz. Qu’est-ce qu’on a pas déconné sur l’avenir radieux de la société ! En fait, ce sont ceux qui dépeignaient le cauchemar qui avaient raison." En 1998, il porte à l’écran un autre roman de Ramuz, La Guerre dans le Haut Pays.
 Pugnace, Francis Reusser n’a jamais cessé de lutter contre les injustices et les autorités fédérales. Il signe Voltaire et l’affaire Calas. Il suit une chorale suisse dans sa tournée en Palestine (La Terre promise). Lorsqu’à plusieurs reprises l’Office Fédéral de la Culture refuse de subventionner son projet d’adaptation de La Trinité, de Jacques Chessex, il se bat comme un vieux lion, monte sans peur ni reproche au créneau, traite publiquement les fonctionnaires de "lâches, de pleutres et de sans envergure". Contournant les difficultés, il réussit à tourner avec un budget modeste un aggiornamento La Nouvelle Héloïse sur les hauts de Montreux.
 Film testamentaire
C’est du côté de Ramuz encore qu’il trouve le titre de son dernier film, La Séparation des traces (2018). Dans cet essai autobiographique à la fois ludique et crépusculaire, le cinéaste revisite sa vie et son œuvre dans le cadre d’un dialogue avec son fils, Jean Reusser. Il râlait un peu quand on parlait de "film testamentaire". Lui qui n’avait pas son pareil pour capter les transparences du Haut-Lac avait d’ailleurs commencé à travailler sur La Passion Hodler.
[...] 
Dans la scène d’ouverture de La Séparation des traces, le cinéaste, après avoir mangé sur la terrasse de l’hôtel Bellevue, à Heiligenschwendi (BE), un "paniert schnitzel frites" et une meringue glacée plantée d’un petit drapeau suisse, contemple le panorama. Réconcilié, il monologue: "Ça m’irait bien que ça se termine là. Il y a de la sérénité, du paysage, de l’odeur, de la politesse, du respect…". Francis s’est éteint, à l’âge de 78 ans. Puisse-t-il avoir trouvé cette sérénité qui lui a longtemps fait défaut."

mardi 12 mai 2009

BULLETIN D'ADHESION à l'association

Le futur SITE DES AMIS DE RAMUZ est en phase d'élaboration...
En attendant qu'il soit "présentable", ce blog continue d'être un espace d'informations, et pour ceux qui le souhaitent, d'échanges, grâce à la rubrique "COMMENTAIRES" (peu utilisée jusqu'à ce jour!).
Si vous souhaitez adhérer à notre association, voici le formulaire que vous pouvez imprimer:
(Vous pouver cliquer sur le texte du formulaire
pour l'agrandir et l'imprimer.
Merci d'avance pour votre initiative)






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Citation du jour:
" Si vous venez jamais chez nous, venez au commencement de mai. Mai, c'est le mois des fleurs à la montagne [...]. Si, par hasard, vous levez les yeux, vous verrez venir un petit nuage. Il glissera, il s'en ira, et le grand ciel de nouveau sera vide; ainsi nos vies, ainsi là-haut, après tout ce bruit et ces guerres; mais qu'importe aux hautes murailles? et rien n'a jamais terni la pureté du bleu de la gentiane, qui vient de s'ouvrir comme un petit oeil."
C. F. Ramuz, La Guerre dans le Haut-Pays, II, XI (fin).