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samedi 26 février 2022

Numéro spécial de la revue "Le Point" sur la montagne, avec un texte de Ramuz, évidemment...

"LA MONTAGNE - Les grands textes", Le Point Références, déc. 2021-janv. févr. 2022, pp. 50-51.

Choix et commentaire de Laurence Moreau.


https://boutique.lepoint.fr/la-montagne-1802


Les Amis de Ramuz sont heureux de voir que ce numéro thématique n'a pas oublié Ramuz, avec sa célèbre Grande Peur dans la montagne...

Voici l'extrait proposé :


Voici le début du commentaire de Laurence Moreau (p. 51) :

[...]
Laurence Moreau parle le plus scrupuleusement possible de ce roman et de ses deux versions, (celle de 1941, modifiant quelque peu le nombre des personnages et le point de vue du récit).

Mais il nous semble toutefois regrettablement réducteur de ne citer que ce titre pour évoquer l'univers ramuzien de la montagne : Derborence eût mérité tout autant d'être cité, roman tout aussi âpre mais ô combien plus lumineux et optimiste ! Beaucoup plus capable de séduire un lecteur moderne... Cette Grande Peur, qui a fait la célébrité de Ramuz en France, (étant longtemps le seul livre de cet auteur en édition de Poche...) en a aussi découragé plus d'un de lire autre chose !!!
La publication des Romans dans la collection de "La Pléiade" (2005) a sans doute élargi le lectorat, à condition que ledit lectorat soit déjà curieux de Ramuz...
Désormais de nombreux titres sont disponibles en édition des poche (voir les Editions Zoé, par exemple), et nous recommandons les NOUVELLES, qui ont le mérite d'évoquer la montagne - et ses habitants - dans un univers beaucoup plus complexe et varié que celui de la Grande Peur...

Pour les lecteurs intéressés par le sujet, nous signalons aussi une chronique et un essai :
Le Village dans la montagne (1908)
Vues sur le Valais  (1943)
*********************
Les Amis de Ramuz ont un site :
CONTACT :




vendredi 10 avril 2020

Le cinéaste suisse Francis REUSSER nous a quittés. Il a porté Ramuz à l'écran plusieurs fois !

La Guerre dans le Haut-Pays


La Séparation des traces

Le journal suisse Le Temps annonce le décès du cinéaste et lui rend hommage, avec un article d'Antoine Duplan :

https://www.letemps.ch/culture/francis-reusser-deces-dun-eternel-rebelle

EXTRAITS :
Francis Reusser, décès d’un éternel rebelle




"Enfant de mai 1968, le cinéaste veveysan a témoigné des bouleversements idéologiques de son temps, s’est battu sans jamais fléchir contre les injustices et a su exprimer le génie de la terre romande. C’est une belle figure qui disparaît."
 "Il avait en lui une colère que les années n’ont jamais vraiment éteinte, même si, avec le temps, il a fini par s’apaiser, reniant les bistrots où l’on refait le monde jusqu’au bout de la nuit pour renouer avec les paysages lémaniques de son enfance et la culture patrimoniale. Né à Vevey, le 1er janvier 1942, Francis Reusser a été figurant à la Fête des Vignerons en 1955 et placé en institution suite à quelques frasques adolescentes. Il a fait une formation de photographe et travaillé à la Télévisions suisse romande où il chipait des bouts de pellicule pour se livrer à des premières expériences cinématographiques.
 Plus jeune d’une dizaine d’années que Tanner, Soutter et Goretta, les fondateurs du nouveau cinéma suisse, Francis Reusser est le plus emblématique de l’esprit de 68. Ses premiers films témoignent de l’ébullition contestataire de la fin des années 60. Sélectionné lors de la première Quinzaine des réalisateurs à Cannes, en 1969, Vive la mort, son premier long métrage, suit deux amoureux en rupture de ban, raille les institutions suisses, critique la société de consommation et dénonce le sexisme. Forcément vieilli, ce manifeste plein de sève fait entendre la musique d’une époque et révèle un tempérament batailleur.
 [...] Vieux lion
Au mitan des années 80, Francis le gauchiste crée la surprise quand il adapte en scope Derborence de Ramuz. Mal lu, l’écrivain vaudois est à l’époque considéré comme réactionnaire. Le cinéaste remet les pendules à l’heure : "Ramuz n’est définitivement pas un écrivain patriotique et patoisant, mais un pessimiste fondamental. Il creuse en profondeur, inscrivant dans sa terre natale des drames qui tendent à l’universel plutôt qu’au national."
 L’intelligentsia alémanique insulte l’adaptation, qu’elle qualifie de "Heimatfilm". Francis Reusser passe pour un vendu, un "marchand de soupe". Pus tard, il en rigolait : "Nous, les enfants du western, trouvons un souffle épique chez Ramuz. Il a été le premier écrivain qui nous permette d’aller dans la nature à l’époque où tout le monde filmait son coin de rue. Dans les années 70, on ne voulait pas du pessimisme de Ramuz. Qu’est-ce qu’on a pas déconné sur l’avenir radieux de la société ! En fait, ce sont ceux qui dépeignaient le cauchemar qui avaient raison." En 1998, il porte à l’écran un autre roman de Ramuz, La Guerre dans le Haut Pays.
 Pugnace, Francis Reusser n’a jamais cessé de lutter contre les injustices et les autorités fédérales. Il signe Voltaire et l’affaire Calas. Il suit une chorale suisse dans sa tournée en Palestine (La Terre promise). Lorsqu’à plusieurs reprises l’Office Fédéral de la Culture refuse de subventionner son projet d’adaptation de La Trinité, de Jacques Chessex, il se bat comme un vieux lion, monte sans peur ni reproche au créneau, traite publiquement les fonctionnaires de "lâches, de pleutres et de sans envergure". Contournant les difficultés, il réussit à tourner avec un budget modeste un aggiornamento La Nouvelle Héloïse sur les hauts de Montreux.
 Film testamentaire
C’est du côté de Ramuz encore qu’il trouve le titre de son dernier film, La Séparation des traces (2018). Dans cet essai autobiographique à la fois ludique et crépusculaire, le cinéaste revisite sa vie et son œuvre dans le cadre d’un dialogue avec son fils, Jean Reusser. Il râlait un peu quand on parlait de "film testamentaire". Lui qui n’avait pas son pareil pour capter les transparences du Haut-Lac avait d’ailleurs commencé à travailler sur La Passion Hodler.
[...] 
Dans la scène d’ouverture de La Séparation des traces, le cinéaste, après avoir mangé sur la terrasse de l’hôtel Bellevue, à Heiligenschwendi (BE), un "paniert schnitzel frites" et une meringue glacée plantée d’un petit drapeau suisse, contemple le panorama. Réconcilié, il monologue: "Ça m’irait bien que ça se termine là. Il y a de la sérénité, du paysage, de l’odeur, de la politesse, du respect…". Francis s’est éteint, à l’âge de 78 ans. Puisse-t-il avoir trouvé cette sérénité qui lui a longtemps fait défaut."

samedi 11 avril 2015

Le « Ramuz d'en bas » et "L'Amour du monde"


Edition Séquences, 1990
(Préface de Bernard Voyenne,
"Ramuz et le cinéma")
12 €


4e de couverture

********************
 Jean-Yves Bacle, membre de notre association et grand amateur de ce texte, nous rappelle que tous les romans de Ramuz ne se situent pas dans la montagne, et que le vertige de leur poésie n'en est pas moins saisissante :
Pourquoi lire un "Ramuz d'en bas" plutôt qu'un "Ramuz d'en haut", pourquoi lire, par exemple, L'Amour du monde plutôt qu'un Ramuz de la montagne ?
Le Ramuz de la montagne est puissant et riche en contrastes lumineux saisissants, mais que se passe-t-il en bas ?
 En bas, sur les bords du lac, quand l'orage couve, les contrastes et les images fortes ne manquent pas non plus et, si le cinéma est présent, il y en a bien d'autres plus sourdes encore pour animer la communauté. Une communauté d'ailleurs moins soudée et dont les marges abritent des personnages plus divers que dans les hauteurs. Le lieu ‒ le village, la petite ville ‒ est moins isolé du monde.Plus fragmentaire, ce monde plus proche de l'auteur traduit une vision complexe où chacun et chacune, sans trop savoir comment et d'une manière souvent solitaire, cherchent et veulent croire à leur image en tentant de l'incarner. Que cette image soit une représentation de l'ordre et de l'autorité, issue de la Bible ou du cinéma, les possibilités, tentations et tensions sont nombreuses.
L'Amour du monde est une fresque attentive de ces histoires individuelles. Des histoires qui ne sont plus empêchées par les forces de la nature, mais empêchées par des faits, des habitudes, voire par un manque d'imagination et de liberté imposé au nom d'une conformité de l'ensemble.
Pour autant, il est difficile d'en conclure que certaines imaginations valent forcément beaucoup mieux que d'autres. Malgré la tension qui résulte du besoin de réaliser la vision, en vue de sauver ou de se sauver, on est alors bien obligé de garder pour soi l'énigme d'une vision collective, ou d'une communauté dans laquelle chacun voit la vie à sa manière.
Plus proche de nous par son univers, L'Amour du monde présente une structure de prime abord plus éclatée que celles d'autres romans de Ramuz. Si, par exemple, Passage du poète invite à redécouvrir progressivement ou à apprendre à lire son paysage, ou que Derborence donne à lire une histoire forte dans un décor plus grand que l'homme, L'Amour du monde est une mosaïque, un « instantané multiple » très pictural et très de son temps. Cette approche particulière de la narration par l'image est typique de l'auteur, mais elle apparaît ici avec un recul plus rare permettant de percevoir l'ensemble simultanément. Et le sentiment de globalité, du particulier comme synonyme de l'universel, le fourmillement de ce petit monde vivant sont d'autant plus étonnants que Ramuz ne fait pas appel à un narrateur extérieur ou en marge de la communauté.
Peut-être ne reste-t-il que cette vision, celle d'un peintre résolument non conservateur, pour empêcher l'ensemble d'éclater et de laisser chacun définitivement isolé. Et peut-être est-ce suffisant pour avoir envie de lire ou relire L'Amour du monde (dont quelques exemplaires sont encore disponibles auprès de l'association* !). 
J.-Y. B.

Extrait choisi : 

" C'était quand huit heures sonnaient ; et, comme les fenêtres de l'appartement donnaient sur la rue qui mène à la place du Port, elle-même située tout à côté de l'église, le grand décrochement qui avait lieu dans le clocher venait immédiatement à vous, faisant au premier choc se redresser la grosse tête ronde, aux cheveux coupés ras, dans le col d'uniforme bleu bordé de perles blanches. 
M. Penseyre, comme toujours, avait été prendre sa casquette pendue au clou ; puis, passant la main à deux reprises sur sa grosse moustache : 
- Eh bien, à tout à l'heure, Thérèse. 
Il a fait ensuite demi-tour dans sa belle tunique à une seule rangée de boutons, avec un ceinturon orné d'un gros écusson du même métal ; c'est du cuivre.
Elle avait vite été tourner la clé dans la serrure, sachant bien qu'elle serait seule jusqu'à dix heures...
Pendant ce temps, cette autre est dans son île.
Le naufrage l'a jetée seule survivante, à la côte ; et, comme Ève, on la voit paraître, vêtue seulement d'une ceinture de feuilles de figuier."  

             C. F. Ramuz, L'Amour du monde, 
chap. II, pp. 17-18, éd. citée. 


Gino Severini, Souvenirs de voyage, 1911


Félix Valotton, Les Passants, 1895

dimanche 2 novembre 2014

Hommage respectueux à Takao Sahara, traducteur de C. F. Ramuz en japonais


 M. Takao Sahara, membre éminent de notre Association et traducteur de plusieurs romans de Ramuz, a  bien voulu honorer de sa présence le Colloque Ramuz, auquel il a assisté du 2 au 4 octobre dernier (à la BU de l'université François-Rabelais, à Tours). 

 Takao Sahara et Stéphane Pétermann
en conversation lors d'une pause.
Takao Sahara a déjà publié, en deux volumes, six traductions de romans de Ramuz.

Le premier volume, paru en 2012, est préfacé par Roger Francillon (qui a codirigé, avec Daniel Maggetti, l’édition des Œuvres complètes de Ramuz chez Slatkine, Genève) :
Couverture du volume I

Derborence
La Séparation des races
La Guerre dans le Haut-Pays

Le second volume vient de paraître, en cette année 2014, préfacé par Jean-Louis Pierre, président de notre Association (et auteur d'une thèse publiée sous le titre Identités de C. F. Ramuz, Artois Presses Université, 2011) :


Volume II, avec bandeau, offert à J.-L. Pierre...
(avec le reflet du plafond de la salle du colloque)
  
La Grande Peur dans la montagne
Farinet ou la Fausse Monnaie
La Beauté sur la terre


Nous sommes heureux d'annoncer, pour le futur Bulletin des Amis de Ramuz n° 35 (de 2014), un article très intéressant de Takao Sahara, qui explique sa rencontre avec l'œuvre de Ramuz, et les principales difficultés d'une traduction de cet auteur en japonais !
Sans trahir de secret diplomatique, nous pouvons annoncer que d'autres traductions sont prévues, et la septième déjà en cours...


**********************
Nous profitons de ce message pour signaler une autre entreprise de traduction récente :
Voces de la montaña
C'est un recueil de nouvelles de Ramuz
traduit par Iván Salinas
et publié au Chili par Satura Traducciones. 



Recueil de nouvelles de Ramuz traduit au Chili


4e de couverture

Nous remercions Montserrat Lopez-Mujica pour cette information,
et pour les documents fournis...

vendredi 14 février 2014

SIon, 2014 : spectacle pour le 300e anniversaire de l'éboulement de DERBORENCE

Sion: Mathieu Bertholet en charge du spectacle d'été 2014

Derborence, de C. F. RAMUZ,
 adapté au théâtre
 pour le 300e anniversaire de l'éboulement...

           
 

  théâtre                    

Mathieu Bertholet a choisi d’adapter le roman de Charles-Ferdinand Ramuz, "Derborence".
Crédit: Sacha BITTEL
                                   
Le Conseil municipal de la Ville de Sion a décidé d’attribuer le mandat du spectacle d’été 2014 au metteur en scène valaisan Mathieu Bertholet.

Mathieu Bertholet, metteur en scène de théâtre contemporain et créateur de la compagnie MuFuThe, s’est vu attribuer par le Conseil municipal de la Ville de Sion la direction du traditionnel spectacle d'été en plein air. Le Valaisan a choisi d’adapter le roman de Charles-Ferdinand Ramuz, "Derborence". Actuellement en résidence au théâtre du Crochetan pour une durée de trois ans, il nous raconte son projet, son amour pour le Valais et la langue de Ramuz.

A quoi va devoir s’attendre le public valaisan cet été?

Je veux proposer un grand spectacle avec pas moins de douze acteurs sur la scène. Scène qui sera montée sur la place Maurice Zermatten pour que les montagnes servent de décor à cette histoire qui est avant toute une histoire d’amour. Une histoire très forte liée à la fatalité, au destin, aux dangers de cette nature qui peut s’avérer si menaçante. Ici la nature donne et reprend. C’est un phénomène qu’on ne connait que trop bien dans les montagnes valaisannes.

Quel rapport entretenez-vous avec le spectacle d’été de la ville de Sion?

J’y ai commencé ma carrière notamment avec le spectacle Farinet en 1985. Le spectacle de plein air est aussi à l’origine du parcours théâtral de la compagnie MuFuThe. Sainte Kümmernis en 2008 était la première création de la compagnie. C’est donc un lien fort qui m’unit à la tradition du théâtre de plein air sédunoise. J’aime le Valais et j’ai un profond désir de travailler ici. Tous les spectacles que nous avons conçus, nous les avons joués dans le canton. Il y a une réelle tradition du théâtre en Valais. Il n’y a qu’à voir le nombre de compagnies amateurs.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien dans "Le  Nouvelliste" du samedi 9 novembre.

Par F.D.R.

http://www.lenouvelliste.ch/fr/valais/sion/sion-mathieu-bertholet-en-charge-du-spectacle-d-ete-2014-497-1233846

dimanche 6 octobre 2013

Parution des derniers romans de Ramuz (Vol. 9 et 10) aux éditions Slatkine

Août, octobre 2013



Chez Slatkine, Oeuvres complètes
de C. F. RAMUZ
volume XXVII, tome 9 des ROMANS
 
 
Communiqué de l'éditeur : 
 
Entre 1932 et 1937, Ramuz publie ses derniers grands romans. Explorant tantôt le contexte montagnard, tantôt le décor des rives du lac, la production de ces années illustre de manière particulièrement éloquente la richesse et la variété de la palette de l'écrivain. Adam et Ève, roman du désespoir ontologique publié en 1932, apparaît comme un point culminant de la recherche esthétique de Ramuz. Derborence, en 1934, est un roman à la fois poétique et populaire, qui conjugue imagination et invention, lyrisme et intrigue palpitante, tragédie de la condition humaine et dénouement heureux ; son succès est retentissant, auprès du public mais aussi de la critique. Dans Le Garçon savoyard, publié en 1936, la figure du lac accompagne et module l'intrigue, et c'est à cette présence que le texte doit sa spécificité. Quant à Si le soleil ne revenait pas (1937), dernier roman évoquant la montagne, Ramuz y questionne à sa manière le statut de la modernité en tant que dépassement des sociétés traditionnelles, par le biais d'un récit valaisan ancré dans l'époque contemporaine. Ce volume contient Adam et Ève, Derborence, Le Garçon savoyard et Si le soleil ne revenait pas ; l'édition d'Adam et Ève est accompagnée de deux documents. Le disque qui l'accompagne comprend les quatre versions d'Adam et Ève (préoriginale dans La NRF, 1932, 1933, 1941), les cinq versions de Derborence (1934, 1936 - chez Grasset et à la Guilde du livre -, 1941, 1944), les quatre versions du Garçon savoyard (préoriginale dans Vendredi, 1936, 1937, 1941) et les cinq versions de Si le soleil ne revenait pas (1937, 1938, 1939, 1940, 1941), qu'un logiciel permet de comparer.
 
 

 Volume XXVIII, tome 10 des ROMANS

Communiqué de l'éditeur :

Le volume XXVIII des oeuvres complètes est le dixième et dernier volume de la série des  Romans. Il présente la production de Ramuz pendant les années 1942 à 1947, au cours desquelles l'écrivain n'a publié qu'un seul roman, La Guerre aux papiers (1942). Il y relate les événements survenus dans le Pays de Vaud en 1802, lors de l'insurrection des « Bourla-Papeys » (les brûleurs de papiers) désireux d'obtenir l'abolition définitive des droits féodaux ; se servant de l'anecdote historique comme prétexte, Ramuz célèbre dans ce texte sa vision d'une terre dont les habitants sont foncièrement des paysans. La tonalité des romans de la même période qui sont restés inédits est toute différente : reprenant la thématique de l'incommunicabilité qui le hante depuis des décennies, l'écrivain, dans «Posés les uns à côté des autres » (1943) et dans «Fin de vie» (1947), livre de l'existence une vision pessimiste et angoissée. Ce volume contient La Guerre aux papiers, et les romans inédits Posés les uns à côté des autres (1943) et Fin de vie ; en Document sont donnés "Les Hommes posés les uns à côté des autres", projet inachevé de 1919, et la dernière tentative inaboutie intitulée "Posés les uns à côté des autres" (1947). Le disque qui accompagne l'ouvrage comprend la reproduction intégrale des manuscrits des romans inédits et des Documents mentionnés ci-dessus, avec leur transcription en regard. Textes établis, annotés et présentés par Roger Francillon et Stéphane Pétermann.
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Les ultimes volumes seront consacrés aux Index...
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Les Amis de Ramuz renouvellent, si besoin était, l'expression de leur admiration pour ce long travail si complet, et lui rendront  hommage, dans leur prochain Bulletin 2013, avec une étude rendue possible grâce aux différentes versions d'un même roman accessibles par cette technique d'édition.
Rendez-vous, donc, dans le Bulletin 34 des Amis de Ramuz,
à paraître fin 2013 ou début 2014...
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Rappel : "Les Amis de Ramuz" proposent leurs propres publications de certaines oeuvres de Ramuz sur leur site :
 
 

Entre 1932 et 1937, Ramuz publie ses derniers grands romans. Explorant tantôt le contexte montagnard, tantôt le décor des rives du lac, la production de ces années illustre de manière particulièrement éloquente la richesse et la variété de la palette de l'écrivain. Adam et Ève, roman du désespoir ontologique publié en 1932, apparaît comme un point culminant de la recherche esthétique de Ramuz. Derborence, en 1934, est un roman à la fois poétique et populaire, qui conjugue imagination et invention, lyrisme et intrigue palpitante, tragédie de la condition humaine et dénouement heureux ; son succès est retentissant, auprès du public mais aussi de la critique. Dans Le Garçon savoyard, publié en 1936, la figure du lac accompagne et module l'intrigue, et c'est à cette présence que le texte doit sa spécificité. Quant à Si le soleil ne revenait pas (1937), dernier roman évoquant la montagne, Ramuz y questionne à sa manière le statut de la modernité en tant que dépassement des sociétés traditionnelles, par le biais d'un récit valaisan ancré dans l'époque contemporaine. Ce volume contient Adam et Ève, Derborence, Le Garçon savoyard et Si le soleil ne revenait pas ; l'édition d'Adam et Ève est accompagnée de deux documents. Le disque qui l'accompagne comprend les quatre versions d'Adam et Ève (préoriginale dans La NRF, 1932, 1933, 1941), les cinq versions de Derborence (1934, 1936 - chez Grasset et à la Guilde du livre -, 1941, 1944), les quatre versions du Garçon savoyard (préoriginale dans Vendredi, 1936, 1937, 1941) et les cinq versions de Si le soleil ne revenait pas (1937, 1938, 1939, 1940, 1941), qu'un logiciel permet de comparer.Entre 1932 et 1937, Ramuz publie ses derniers grands romans. Explorant tantôt le contexte montagnard, tantôt le décor des rives du lac, la production de ces années illustre de manière particulièrement éloquente la richesse et la variété de la palette de l'écrivain. Adam et Ève, roman du désespoir ontologique publié en 1932, apparaît comme un point culminant de la recherche esthétique de Ramuz. Derborence, en 1934, est un roman à la fois poétique et populaire, qui conjugue imagination et invention, lyrisme et intrigue palpitante, tragédie de la condition humaine et dénouement heureux ; son succès est retentissant, auprès du public mais aussi de la critique. Dans Le Garçon savoyard, publié en 1936, la figure du lac accompagne et module l'intrigue, et c'est à cette présence que le texte doit sa spécificité. Quant à Si le soleil ne revenait pas (1937), dernier roman évoquant la montagne, Ramuz y questionne à sa manière le statut de la modernité en tant que dépassement des sociétés traditionnelles, par le biais d'un récit valaisan ancré dans l'époque contemporaine. Ce volume contient Adam et Ève, Derborence, Le Garçon savoyard et Si le soleil ne revenait pas ; l'édition d'Adam et Ève est accompagnée de deux documents. Le disque qui l'accompagne comprend les quatre versions d'Adam et Ève (préoriginale dans La NRF, 1932, 1933, 1941), les cinq versions de Derborence (1934, 1936 - chez Grasset et à la Guilde du livre -, 1941, 1944), les quatre versions du Garçon savoyard (préoriginale dans Vendredi, 1936, 1937, 1941) et les cinq versions de Si le soleil ne revenait pas (1937, 1938, 1939, 1940, 1941), qu'un logiciel permet de comparer.Entre 1932 et 1937, Ramuz publie ses derniers grands romans. Explorant tantôt le contexte montagnard, tantôt le décor des rives du lac, la production de ces années illustre de manière particulièrement éloquente la richesse et la variété de la palette de l'écrivain. Adam et Ève, roman du désespoir ontologique publié en 1932, apparaît comme un point culminant de la recherche esthétique de Ramuz. Derborence, en 1934, est un roman à la fois poétique et populaire, qui conjugue imagination et invention, lyrisme et intrigue palpitante, tragédie de la condition humaine et dénouement heureux ; son succès est retentissant, auprès du public mais aussi de la critique. Dans Le Garçon savoyard, publié en 1936, la figure du lac accompagne et module l'intrigue, et c'est à cette présence que le texte doit sa spécificité. Quant à Si le soleil ne revenait pas (1937), dernier roman évoquant la montagne, Ramuz y questionne à sa manière le statut de la modernité en tant que dépassement des sociétés traditionnelles, par le biais d'un récit valaisan ancré dans l'époque contemporaine. Ce volume contient Adam et Ève, Derborence, Le Garçon savoyard et Si le soleil ne revenait pas ; l'édition d'Adam et Ève est accompagnée de deux documents. Le disque qui l'accompagne comprend les quatre versions d'Adam et Ève (préoriginale dans La NRF, 1932, 1933, 1941), les cinq versions de Derborence (1934, 1936 - chez Grasset et à la Guilde du livre -, 1941, 1944), les quatre versions du Garçon savoyard (préoriginale dans Vendredi, 1936, 1937, 1941) et les cinq versions de Si le soleil ne revenait pas (1937, 1938, 1939, 1940, 1941), qu'un logiciel permet de comparer.*******

 


mardi 25 juin 2013

Derborence, sur la route des vacances ?




 

 
Derborence,
 roman de C. F. Ramuz,
postface de J.-L. Pierre,
éd. Les Amis de Ramuz, 2010.
contact :
 

" Derborence, le mot chante doux ; il vous chante doux et un peu triste dans la tête. Il commence assez dur et marqué, puis hésite et retombe, pendant qu'on se le chante encore, et finit à vide, comme s'il voulait signifier par là la ruine, l'isolement, l'oubli."
(Début du chapitre II).



Que le voyageur ne soit pas inquiet par la fin de la phrase, la nature a redonné vie au paysage depuis les éboulements du XVIIIe siècle !
Le syndicat d'initiative de Derborence, sans renier ce passé et l'héritage ramuzien, propose des divertissements bien séduisants dans cette région :











 




Pour la route:
 





























Hommage de Cossey à Ramuz
Revue Spirou n° 3912
22 mai 2013
édition suisse
(n° spécial 75 ans).

Les Amis de Ramuz ont aussi un site :

http://www.lesamisderamuz.com














lundi 27 juin 2011

Le site de Derborence dans une BD de Cosey en 1973

Dans Le Retour de la Bête (24 heures, Lausanne, 1973), Cosey situe - à partir de la page 22 - une partie de l'action à Derborence :




Ici, le site de Derborence est très reconnaissable.


Ci-dessus, le site de Derborence


photographié par Jean-Louis Pierre.


Nous remercions Philippe Regottaz pour nous avoir fourni cette information.



dimanche 22 février 2009

Bulletin des Amis de Ramuz 25-26 (2006)






septembre 2005:


ROMANS DE RAMUZ

EN PLEIADE


























Parmi les collaborateurs de cette édition , les Amis de Ramuz sont heureux de voir figurer les noms de deux membres éminents:
- Christian MORZEWSKI pour Le Garçon savoyard et Si le soleil ne revenait pas.
- Jean-Louis PIERRE pour Derborence et La Guerre aux papiers.

Table des matières du Bulletin 25-26:
VIE DE L'ASSOCIATION:
*A.G. 2005, bilan financier 2004.
ACTUALITES RAMUZIENNES:
*Brèves, par G. Poulouin.
*Ramuz et La Pléiade, par G. Poulouin.
*Actualisation du Fonds Ramuz, par A.-C. Volongo.
*Au Fonds ramuz, Anders Österling lecteur de Ramuz, par G. Poulouin.
*Julien Gracq répond à un lecteur passionné de Ramuz.
*Ramuz à Lens, par A. Aubailly.
*Dernières nouvelles, par J.-L. Pierre.
DEUX PEINTRES AMIS DE RAMUZ:
*Note sur Gino Severini et C. F. Ramuz, par S. Rochette.
*Portrait de Ramuz par mon père, par Romana Severini.
*Biographie de Gino Severini, par Romana Severini.
*Rey-Millet ou les "circonstances de la vie", par S. Rochette.
DE RAMUZ:
*Lettre de Ramuz à Gino Severini.
*Carte de Ramuz à Maurice Muret.
ETUDES:
*La bienvenue en Ramuzie, par Jean-Philippe Brette.
*Une première genèse: Le Petit Village, par Jean-Philippe Brette.
*Sur la "réception" de Derborence, ou Du bon usage de l'édition de "La Pléiade"!, par Liliane Jouannet.
*La guerre de Ramuz dans les fleurs de la langue, par Michel Arouimi.
*Charles Ferdinand Ramuz, poète de langue d'oc?, par Céline Magrini.