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samedi 26 juillet 2025

Salon du Livre de montagne, Passy (74) 2025

 Les AMIS de RAMUZ y seront présents :














BONNE VISITE aux fidèles, aux nouveaux amis et à tous les chalands !

mardi 12 mai 2020

"RAMUZ, L'écriture comme absolu", récente publication de Spéphane Pétermann.


Présentation empruntée au site de l'éditeur :

"Tout le monde croit connaître le plus célèbre des Vaudois. Mais qu’est-ce qui constitue le cœur du projet littéraire de C. F. Ramuz (1878-1947) ? La passion de l’absolu, qui anime chez lui le besoin ardent de découvrir, en l’Homme, ce qui demeure, sous ce qui passe. Derrière le dandy distant et sûr de lui, toisant ses lecteurs, se cache un homme fébrile qui ne songe qu’à l’élémentaire, l’universel, la beauté, la grandeur, la plénitude, la permanence, autres noms de l’être et d’un absolu dont il éprouve une nostalgie sans fin. Si Ramuz a passé sa vie à bâtir un univers clos sur lui-même, n’est-ce pas parce qu’il y voyait le seul substitut à sa portée d’une unité irrémédiablement perdue ? « Asseoir l’objet passager dans l’éternité », note-t-il dans son Journal en 1943. Ramuz, ou l’écriture en quête d’immortalité…"


"Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande (UNIL), où il contribue en particulier à l’édition de textes littéraires. Ses recherches portent sur l’histoire de la littérature romande, la patrimonialisation, la genèse des textes et l’histoire éditoriale. Spécialiste de C. F. Ramuz, il est l’auteur de nombreuses études, et a édité des correspondances, journaux intimes et romans allant de Jacques Chessex à Guy de Pourtalès, de Nicolas Bouvier à Gustave Roud, de C. F. Ramuz à Monique Saint-Hélier. Aux éditions Infolio, il a publié un excellent cippe consacré à Ramuz (La Beauté sur la terre de Charles Ferdinand Ramuz, coll. Le cippe, 2010, avec Daniel Maggetti) et vient de publier C. F. Ramuz. Sentir vivre et battre le mot (PPUR, coll. Le Savoir suisse)."  


"La nouvelle collection Presto
La collection Presto remet dans la lumière des personnages ou des thèmes suisses, illustres ou méconnus. Son ambition ? Offrir la synthèse la plus efficace possible (d’où le nom de la collection) sur les sujets les plus divers, mais en visant le public le plus large possible. Tous les titres ne compteront que 64 pages, avec les illustrations."

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Et parmi ces illustrations, notre "coup de cœur" :


+La Guérison des maladies+

[Texte de l'affiche :]
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"TRAITEMENT RADICAL DE L'INSOMNIE PAR LA SUPPRESSION DE LA SYNTAXE.

NOMBREUSES ATTESTATIONS"
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et coup de chapeau à ce petit bijou de l'édition, d'où est tiré cette page sur Ramuz :
Couverture du livre d'Henri Guilac
PROCHAINEMENT OUVERTURE...
DE 62 BOUTIQUES LITT2RAIRES
L'illustrateur a choisi de représenter, sous la forme d'une boutique dont l’enseigne est le titre d'un livre, 62 ouvrages de l925, avec à chaque fois le "portrait" de l'auteur.
 Pour mémoire, un autre exemple, 
avec le livre de Claudel :


samedi 18 mai 2019

"C. F. Ramuz, Sentir vivre et battre le mot", nouvel ouvrage de Stéphane Pétermann, présenté par André Durussel.

Stéphane Pétermann,
C. F. Ramuz. Sentir vivre et battre le mot,
Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes,
coll. « Savoir suisse », 2019.
4e de couverture :
N’a-t-on pas tout dit de C. F. Ramuz (1878-1947), tout publié de cet écrivain par ailleurs monumentalisé et largement instrumentalisé ? L’identification de la littérature romande à son œuvre n’a-t-elle pas desservi l’une comme l’autre ? Désormais entrés dans le domaine public, ses romans sont des classiques, aussi admirés que mal compris.
En s’appuyant sur les apports de l’édition des Œuvres complètes (Slatkine, 2005-2013), l’ouvrage de Stéphane Pétermann (Centre des littératures en Suisse romande) fait le pari de réévaluer le parcours d’un homme devenu écrivain jusqu’à faire corps avec sa production. Un créateur mélancolique qui ne vit que d’écriture, et dont la plume sonde avec une élégance altière le tragique humain.
Sommaire
  • 1 Ramuz revisité
  • 2 De Charles Ramuz à C. F. Ramuz
  • 3 Ramuz et la tradition littéraire romande
  • 4 Vivre de son travail
  • 5 L’écrivain à l’ouvrage
  • 6 Mettre en oeuvre le tragique
  • 7 La somme de tous les malentendus
  • 8 Le doute
  • 9 Notre Ramuz
  • 10 Un classique
  • Repères chronologiques
  • Bibliographie 
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 Présentation et commentaire de M. André Durussel, 
(qui nous a informés de la parution de ce livre 
et que nous remercions bien vivement) : 


"Un nouvel ouvrage autour de la vie et de l'œuvre de C. F. Ramuz (1)"

            On a déjà beaucoup écrit et dit autour de cet auteur suisse d'expression française (1878-1947), diffusé en France à partir des années 1920, lorsque l'éditeur Grasset commence à publier ses textes et ses anciens romans sur la base d'un premier contrat en 1924, puis d'un second en 1939, tandis qu'il est déjà connu en Suisse francophone dès 1903-1904 avec Le Petit Village, puis Aline en particulier. Mais c'est surtout à partir de 1947 que la réception de son œuvre va connaître une nouvelle phase, un véritable culte rendu à C. F. Ramuz, ce grand auteur du Canton de Vaud, et du Valais en particulier.
         Ce nouvel ouvrage grand public de Stéphane Pétermann (UNIL,160 pages), est fort bien structuré en une dizaine de chapitres. Il porte un regard neuf sur le texte ramuzien lui-même et rappelle quelques éléments biographiques, parfois voilés par la légende, la manière solitaire de "Vivre de son travail" en éternel insatisfait, les malentendus inhérents au succès de cette œuvre, Ramuz ayant le souci permanent de ne pas se laisser instrumentaliser sur la question de l'appartenance politique ou idéologique. (2)
          Les chapitres 9 et 10, parmi les plus novateurs, tentent de montrer comment s'est mise en place la canonisation de l'interprétation, et de renverser la statue actuelle de ce "saint laïque" pour mieux s'attacher à l'œuvre elle-même, ainsi débarrassée de ses vernis successifs. Comme le pratiquait Ramuz lui-même en son temps, une partie de ces pages a été publiée initialement en revue. Voir à ce sujet: Pétermann Stéphane, Ramuz paysan, patriote et héros : construction d'un mythe, Revue "A contrario", vol.4, No 2, 2006, p. 36 à 56.

            Quelques remarques au cours d'une première lecture:

1.   Concernant les éléments biographiques qui ont accompagné le jeune Charles Ferdinand dès sa naissance, l'auteur ne s'attarde pas sur ce double prénom, rappel des prénoms de frères morts avant sa naissance (p. 16). Ramuz, en plaisantant, se désignait avec "un prénom d'archiduc". Jean-Louis Pierre, auteur d'une thèse intitulée Identités de C. F. Ramuz (Artois Presses Université, 2011), évoquant le caractère saturnien de Ramuz, va plus loin et parle d'un "héritage mortifère" imposé par le père.
2.     La disparition de ce père, Émile Ramuz, le 16 avril 1910, marque un profond tournant dans la vie du jeune Ramuz, alors âgé de trente-deux ans. Ces pages consacrées à la vie de famille, ainsi qu'au mariage de l'écrivain avec Cécile Cellier (1872-1954) sont importantes. Elles contribuent à faire mieux connaître ce rôle de chef de famille que Ramuz va endosser (p. 29 à 33). 
3.      Le chapitre cinquième: "L'écrivain à l'ouvrage" (p. 67 à 75) évoque magistralement l'activité quasi artisanale (style, méthode, discipline ritualisée et rigoureuse, etc.) de celui qui se laissait guider par les mots. (p. 70).
4.     Le chapitre 9 relate, avec beaucoup de détails, comment Ramuz est devenu un véritable monument à partir des années 1950, ceci jusqu'à l'aube de cette Nouvelle littérature romande promue en particulier par Bertil Galland et Jacques Chessex, l'événement majeur étant bien celui de la création d'une Fondation C. F. Ramuz en décembre 1950 (p. 133 à 135). [L’auteur ne signale pas ici la démission, en 2017, du Président du Conseil de direction de ladite Fondation, suite à la polémique lancée au sujet de la restauration de "La Muette", cette maison vigneronne au cœur de Pully où Ramuz a vécu de mai 1930 à sa mort]. Trente années après la création de cette Fondation qui s'arrête à la frontière suisse, c'est la constitution, en France, d'une "Association des Amis de Ramuz", à Tours, qui rassemble un important fonds documentaire concernant l'œuvre de Ramuz. Mais elle n'est pas citée par Stéphane Pétermann.                                                                
5.     Au sujet de ce "saint laïque" et de "l'absence à ce jour d'une biographie véritablement scientifique" (p. 146), il est regrettable que l'auteur ne mentionne pas l'épais ouvrage d'André Tissot : C. F. Ramuz ou le drame de la poésie, publié à la Baconnière en 1948 déjà. Cette étude n'était-elle pas assez scientifique ? De même, comme nous l'avons dit plus haut, la thèse de Jean-Louis Pierre, intitulée Identités de C. F. Ramuz (que le président honoraire des Amis de Ramuz à Tours a publiée chez Artois Presses Université en 2011), est passée sous silence. Mais il s'agit probablement là d'une décision du Comité d'édition de cette collection "Savoir suisse" aux Presses polytechniques et universitaires romandes, qui doit, comme son nom l'indique, se limiter à la Suisse.
6.    Au sujet des mythes et de la sanctification de son œuvre, Ramuz y a lui-même aussi contribué, comme d'ailleurs sa "Petite sœur", Berthe Buchet-Ramuz (1896-1994). On relira par exemple autour de ce sujet les textes marquant le centenaire de la naissance de C. F. Ramuz, rassemblés et introduits par Gérard Buchet (1914-2003) sous le titre: Des saints et des sages. (Ides et Calendes, Neuchâtel, 1978).
7.   En résumé, et pour conclure les quelques notes de cette première lecture, la position de l'anthropologue Claude Lévi-Strauss (1908-2009) me paraît répondre aux questions soulevées par Stéphane Pétermann dans son intéressant ouvrage :   

"Nous ne prétendons pas montrer comment les hommes pensent dans les mythes, mais comment les mythes se pensent dans les hommes, et à leur insu."                                       
     (Le cru et le cuit, 1964)


                                                                                                          André Durussel© 
                                                                                                          07.05.2019
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1) Pétermann Stéphane, C. F. Ramuz, Sentir vivre et battre le mot, Éd. Presses polytechniques et universitaires romandes (PPUR), 2019, Collection Savoir suisse. ISBN 978-2-88915-303-9
2) Pétermann Stéphane, Ramuz anarchiste de droite. Contribution au 5ème colloque (2014) organisé par les Amis de Ramuz à l'Université François-Rabelais, F-37041 Tours.

mardi 16 octobre 2018

Salon de la Revue, 2018 (9-10-11 novembre), Paris




28e Salon de la revue

Halle des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple
75004 Paris

Vendredi 9 novembre 20 h-22 h
Samedi 10 novembre, 10 h-20 h
Dimanche 11 novembre, 10 h-19 h 30 

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Lien vers notre site, page "Bulletins"
http://www.lesamisderamuz.com/pages/bull-38.html 

Ce dernier Bulletin 2017 contient
 la correspondance
entre Ramuz et Zermatten 


Ce volume contient :
 

                      « … jamais Ramuz ne désespéra de la France…",  
            par H. CINGRIA.

– ACTUALITÉS RAMUZIENNES : Brèves, par Gérard POULOUIN ; « L’ombre portée du mot race », par Gérard POULOUIN ; « Ce que je vois de ma fenêtre », texte de C. F. RAMUZ ; Colloque Ramuz à Genève (octobre 2017) : affiche

–ÉTUDES : « André Dhôtel, romancier de la terre ? », par Philippe BLONDEAU ; « Post-scriptum sur Le Taudis, avec Joseph de Maistre, Max Jacob… », par Stéphane ROCHETTE ; « Les Japonais comprennent-ils Ramuz ? », par Takao SAHARA 

–CORRESPONDANCE entre C. F. RAMUZ et M. ZERMATTEN (en grande partie inédite). Dossier établi par Suzanne CRETTEX : I « Quand Zermatten écrit à Ramuz : père, pair ou repère identitaire ? » ; II La correspondance entre Ramuz et Zermatten (1934-1946) ; III Bibliographie des œuvres de Zermatten.

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Actualisation, 9 novembre 2018 :

 Article publié sur Internet par Télérama