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vendredi 17 septembre 2021

Les aventures de "Histoire du soldat", documentaire à revoir sur arte.tv

Nous avons déjà évoqué ce documentaire dans notre message du 13 mai 2019. Comme il vient d'être rediffusé, il est accessible sur arte.tv

Voir une bonne résentation de ce documentaire sur :  

https://www.rts.ch/info/culture/9858024-les-aventures-de-histoire-du-soldat-essai-documentaire-musical.html

Émission à revoir en vidéo sur arte.tv, d'après le lien suivant :

https://www.arte.tv/fr/videos/079458-000-A/les-aventures-de-histoire-du-soldat/ 

Les Aventures de "Histoire du Soldat"

Réalisé par Michel Van Zele

Documentaire | 2018| 52 min

Produit par Louise Productions Vevey & Seppia Fil

 

https://www.louiseproductions.ch/les-aventures-de-histoire-du-soldat 

En 1918, alors que la Première Guerre mondiale décime l’Europe

Igor Stravinsky, en exil en Suisse, a fait la connaissance de 

Charles-Ferdinand Ramuz, écrivain majeur de la Suisse Romande

Ensemble, ils décident de monter, avec le chef d’orchestre Ernest Ansermet, Histoire du soldat, un théâtre musical itinérant qui va marquer de son empreinte la musique du XXe siècle.

Par cette œuvre novatrice, ils ont renouvelé le répertoire musical en inventant un spectacle "parlé, joué, dansé" qui fusionne leur mode d’expression, à l’image de ce que déclarait à sa façon C.F Ramuz : "j’étais Russe, le sujet serait russe ; Stravinsky était Vaudois, la musique serait vaudoise."

C’est cette alchimie littéraire et musicale que le réalisateur transpose dans ce documentaire, avec la complicité de Charles Dutoit et Michel Tabachnik chefs d’orchestre, d’Alain Rochat critique littéraire, de Freddy Buache fondateur de la Cinémathèque Suisse, ainsi que d’Àlex Ollé metteur en scène (fondateur de la Fura dels Baus) qui a conçu en 2018 aux opéras de Lyon et Lausanne une nouvelle interprétation du mythe de Faust avec cette œuvre exceptionnelle.

C. Bouquet, Guillaume et Gérard Depardieu 1996







 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait souvenir: 1996 (Théâtre des Champs Élysées

enregistrement sonore avec Carole Bouquet (le Lecteur), Guillaume Depardieu,( le Soldat) et Gérard Depardieu (le Diable)

 





 

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SÉANCES SPÉCIALES EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR MICHEL VAN ZELE

Mercredi 6 février 2018 à 20h30 : à la Cinémathèque de Lausanne

Jeudi 7 février 2018 à 18h30 : à la Haute école de musique de Neuchâtel

Vendredi 8 février 2018 à 18h30 : au Cinéma Rex

———————-

Vendredi 28 septembre 2018 : avant-première, plus d'informations ici

Dimanche 30 septembre 2018 : diffusion du film sur RTS 2 à 22h50

Un film de : Michel VAN ZELE

Caméra : Daniel GUINAND

Assistant image et steadycam : David AIM

Opérateur son : Bjorn CORNELIUS

Montage : Anouk ZIVY

Montage son : Bjorn CORNELIUS

Mixage : Fred KOHLER

Technicien vidéo : Guillaume BRINGARD

Effets spéciaux : Jean-Baptiste PERRIN

Etalonnage : Christophe REYNAUD

Assistant de postproduction : Maxime RAYMOND

Graphiste Affiche : Magali ROTH

LOUISE PRODUCTIONS VEVEY

Producteur délégué et direction de production : Heinz DILL   

Administratrice de production : Laetitia CERVINI

Assistante de production : Chloé SEDLATCHEK

Comptable : Agnès BAUD GERBER

SEPPIA FILM

Producteurs délégués : Cédric BONIN, Pascaline GEOFFROY

Direction de production : Agnès DIVOUX

Assistante de production : Estelle DENIAUD

Chargée de développement : Charlotte DUCOS 

EN COPRODUCTION AVEC 

RTS Radio Télévision Suisse, Unités des films documentaires : Irène CHALLAND, Steven ARTELS et Philippe ZIBUNG

SSR/SRG, Direction générale, Sven WAELTI & Gregory CATELLA

Arte G.E.I.E; Unité culture, Claire ISAMBERT, Nathalie PAULI, Jean WITTERSHEIM & Eva WOCHNER; Production, Heike LETTAU & Caroline KELSH

Avec la participation du

Cinéforom et le soutien de la Loterie Romande

Et le soutien de : 

Fondation Regamey

Fondation Pittet

Canton de Vaud

Ville de Vevey  

Centre Patronal Vaudois

Intervenants :  Charles DUTOIT, Alain ROCHAT, Àlex OLLÉ, Sébastien DUTRIEUX, Michel TABACHNIK, Freddy BUACHE, Christophe ROLDAN

Le lecteur : Michel VOÏTA

Soldat - figurant : Quentin POINTET

Voix off : Lambert BASTAR

dimanche 19 août 2012

Sur la genèse d"'Histoire du soldat"

Nous devons ce document à Mme Armand, que nous remercions vivement :



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1918: Le diable tient le soldat

Par Laurent Buschini . Mis à jour le 14.08.2012
La pièce musicale de Ramuz et Stravinski ne se tricote pas sans mal:
«Je vous prie d’excuser la liberté que je prends de vous écrire sans vous connaître, mais le projet que je vous soumets me tient si grandement à cœur que je me fais un devoir de vous l’exposer.»
Lorsque Charles Ferdinand Ramuz écrit ces mots à Werner Reinhart pour lui demander un soutien financier, le 2 mars 1918, ni lui ni Igor Stravinski n’ont encore écrit une ligne de ce qui deviendra L’histoire du soldat . Mais ils y réfléchissent depuis des semaines. L’œuvre est tirée d’un conte russe, où il est question d’un soldat qui rentre chez lui, de son violon et de son marché avec le diable. Werner Reinhart répond favorablement à Ramuz et garantira l’entier du capital du spectacle, soit 15 000 francs. Ramuz se met au travail dès le 3 mars et reprend plusieurs fois le texte. Stravinski va composer une partie de sa musique sur la quatrième version. A ce stade, l’histoire comporte encore le rôle du roi.
René Auberjonois est prié de se charger de la construction des décors et des costumes. Les auteurs, qui n’ont aucune expérience théâtrale, souhaitent aussi qu’il contribue à la mise en scène. Mais Auberjonois ne semble pas très enthousiaste. Il écrit à un ami: «Je suis au fond très ennuyé de m’être laissé entraîner dans cette affaire de Stravinski – je souhaite que l’on ne puisse s’y lancer faute de capitaux.» En fait, il voudrait travailler pour lui! Ce qui ne l’empêche pa s de remplir à merveille son travail, malgré les difficultés à trouver des matériaux pour le théâtre.

Ansermet cherche les musiciens
Début juillet, Ernest Ansermet se met à la recherche des sept musiciens – violon, contrebasse, clarinette, basson, cornet à piston, trombone et percussion. Il songe un temps à les recruter dans l’orchestre des internés alliés de Montreux. Finalement, grâce à Reinhart, il les trouve quasi tous à Zurich.
Quant à Ramuz, il se met en contact avec des acteurs, tous amateurs: Paul Robert (le soldat), Gabriel Rosset (le diable) et Jean Demiéville (le roi). Stravinski propose Ludmilla Pitoëff pour incarner la fille du roi (rôle dansé). Elle se désespère bientôt: impossible de trouver des escarpins de danse en Suisse.
Le 17 juillet, Ramuz écrit dans son journal: «Travail au Soldat, toujours; bien ingrat; mais je veux m’en débarrasser. Et tout le reste, pour l’instant, mis de côté.» Il vient de trouver le fameux début de l’œuvre «Entre Denges et Denezy, un soldat qui rentre chez lui.» Le surlendemain, il écrit à Stravinski: «Je réécris tout». Le personnage du roi passe à la trappe, l’écrivain rend son texte plus direct.
A propos des répétitions, Paul Robert écrit à un ami: «Stravinski met en scène et tournique et sautille autour de nous comme un diable. Il est assourdissant et enveloppant. Ramuz, plus calme, regarde et est assailli lui-même par les éclats et les «cher ami» du compositeur.» Le 28 août, Jean Villard, qui n’est pas encore Gilles, participe à sa première répétition. Il est censé doubler le rôle du diable. Comme Gabriel Rosset sert aussi d’impresario au spectacle, le poète a peur que la surcharge de travail ne le distraie. Il souhaite comparer les deux acteurs.

Un soldat monocorde
Les difficultés restent telles que Ramuz songe à repousser la première, prévue le 28 septembre au Théâtre municipal de Lausanne. A Auberjonois: «Je suis plein d’inquiétude au sujet des acteurs, il leur manque à tous un fond de nature. Vous pourrez nous être très utile: venez le plus tôt possible. (…) Par moments je ne retrouve même plus mon texte, et jamais encore je n’ai vu se réaliser la moindre de mes intentions.» C’est le soldat qui l’embête: «Il est complètement monocorde pour le moment. (…) nous commençons à nous user, Stravinski et moi, devant cette pâle ébauche du rôle.»
Le 8 septembre, Paul Robert est évincé. Gabriel Rosset sera le soldat, Elie Gagnebin le lecteur, Jean Villard le diable. Ludmilla et Georges Pitoëff danseront les rôles de la fille du roi et du diable. Stravinski achève plusieurs morceaux dans les semaines qui précèdent le spectacle. Le 20, Ansermet répète à Zurich avec les musiciens. La première a lieu devant une salle comble à Lausanne. Mais la tournée prévue en Suisse alémanique n’aura finalement pas lieu pour cause de grippe espagnole.

Source: C.F. Ramuz Igor Stravinski Histoire du soldat, Philippe Girard et Alain Rochat, Editions Slatkine 2007 (<%= misc::nn_quelle %>)
Créé: 14.08.2012, 21h25

© Edipresse Suisse

samedi 13 mars 2010

"Histoire du soldat": arrêt sur images...

Pour méditer avec Ramuz sur les pouvoirs du Diable et les pièges de la tentation, une suggestion: retrouver Histoire du soldat dans la BD de Casanave, 6 Pieds Sous Terre, Collection blanche, 2005.
Jaquette de la BD (détail)

Sous la jaquette, la page de couverture.
******
Notes pour l'Histoire du soldat, par Philippe Jacques
(extrait)
"[...]
L'Histoire du soldat, c'est trois personnages:
Charles Ferdinand Ramuz, le Lecteur
Igor Stravinsky, le Diable
Ernest Ansermet, le Soldat.
***
Ramuz, alchimiste du parler vaudois, écrit l'impensable: un conte populaire slave récité par un paysan de la Confédération.
***
Stravinsky, compositeur avide d'or, scande ses rythmes tentateurs.
***
Ansermet, officier de la baguette, assure la création de l'oeuvre, le doigt sur la couture de la partition.
[...]"