samedi 25 mai 2013

Romans de Ramuz chez Slatkine : volumes 7 et 8 pour le premier semestre 2013.

EDITIONS SLATKINE
 
Toujours au service de la diffusion
des oeuvres de Ramuz,
notre association se réjouit de l'avancée
 des travaux de l'éditeur suisse
et vous signale les nouveautés 2013.
 
Voici les extraits du catalogue Slatkine
consacrés aux volumes 7 et 8 :
 
 
Charles-Ferdinand Ramuz                                    disponible
Œuvres complètes, Volume XXV - Romans. Tome 7 : 1923-1925
publiées sous la direction de Roger Francillon et Daniel Maggetti
Textes établis, annotés et présentés par Stéphane Pétermann, Julien Piat et Noël Cordonier ; édition électronique coordonnée par Rudolf Mahrer.
1 vol., 448 p., version brochée, 15 × 22 cm. ISBN 978-2-05-102512-6. CHF 32,20 ht / 33 € ttc
Version reliée, 15 × 22 cm. ISBN 978-2-05-102513-3. CHF 46,83 ht / 48 € ttc
 
Ce volume contient Passage du poète (1923) et L’Amour du monde (1925), ainsi qu’un roman inédit « Recherche de la vérité », s’inscrivant dans la ligne des ouvrages constamment remis sur le métier par Ramuz dans ce début des années 1920, qui présente la quête solitaire d’un marginal épris d’absolu. Besson, le héros de Passage du poète, vannier-poète, bouleverse les habitudes des habitants d’un village de Lavaux ; il parvient à rassembler les hommes entre eux et à leur faire prendre conscience de ce qui les attache à leur terre. À ce récit d’une haute valeur symbolique s’oppose L’Amour du monde : le cinéma, censé vaincre l’isolement, vient au contraire perturber une petite ville dont les habitants sont renvoyés à leur enfermement.
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Charles-Ferdinand Ramuz                         parution début juillet
Œuvres complètes, Volume XXVI - Romans. Tome 8 : 1926-1932
publiées sous la direction de Roger Francillon et Daniel Maggetti
Textes établis, annotés et présentés par Stéphane Pétermann, Julien Piat et Noël Cordonier ; édition électronique coordonnée par Rudolf Mahrer.
vol., 568 p., version brochée, 15 × 22 cm. Livré avec un CD-ROM. ISBN 978-2-05-102532-4. CHF 39,02 ht / 35 € ttc
Version reliée, 15 × 22 cm. ISBN 978-2-05-102533-1. CHF 70 ht / 60 € ttc
Avec La Grande Peur dans la montagne (1925), La Beauté sur la terre (1928) et Farinet ou la Fausse Monnaie (1932), Ramuz a atteint le sommet de son art ; il a aussi établi solidement sa notoriété parisienne. Roman tragique de la montagne, La Grande Peur s’achève sur une sorte d’apocalypse. Chef-d’œuvre du roman poétique, La Beauté sur la terre repose sur le mystère de Juliette qui, venue des îles d’Amérique centrale, bouleverse une bourgade des bords du lac, affole les hommes de tout âge et disparaît en ne laissant que ruines derrière elle. Farinet, le faux-monnayeur, défend l’authenticité de son or, comme Ramuz bataille sur le plan esthétique pour imposer sa langue-geste.


dimanche 19 mai 2013

Du côté du peintre Albert MURET

Les Amis de Ramuz, dans leur Bulletin 33 de 2012, ont déjà rendu compte de l'importance que le peintre Albert Muret avait eue dans la découverte du Valais que fit Ramuz  à partir de 1906. Voir, en particulier, le texte de Jean-Louis Pierre ("Ramuz, les lieux aimés, et l'exemple de Si le soleil ne revenait pas", op. cit., pp. 139-150) et le dossier sur "Retour aux lieux aimés" (pp.183-213).
 
Pour prolonger cette évocation, ils vous proposent d'ouvrir le livre de Bernard Wyder, Christophe Flubacher, Noël Cordonier :
Albert Muret, dilettante magnifique
publié à Lens  par les Amis de Muret et les ayants droits, en 2010.
 
EN COUVERTURE : Autoportrait, 1918, (détail)
huile sur toile, 65 x48 cm.
 
 
 
Nous pouvons y découvrir Ludivine, la jeune servante du peintre, dont Ramuz fut amoureux :
 
 
Muret attablé, servi par Ludivine, photographie, 1905.
 
 
Ludivine servait aussi de modèle au peintre :
 
 
Jeune Valaisanne à l'ouvrage, huile sur toile, 60 x 60 cm,
(Ludivine et Titi).


Vous pouvez lire le récit pittoresque de l'adoption de Titi, "la petite chienne jaune", dans le Cabaret des Quat'z-arts", à Montmartre... (p. 41).
 
Et puis voici le village de Lens :
 
Eglise et village de Lens, aquarelle, 27 x 37 cm.
 
 
 
Arbres, le Louché et Lens, aquarelle, 34 x 49 cm.
 
" Le Louché représente pour Muret le site par excellence. Visuellement, l'étang lui appartient. Son chalet situé à l'est le domine. Ce miroir naturel est, à l'époque distant voire coupé du village proprement dit." (Cf. commentaire p. 112).
 
Mais il arrivait également à Muret de visiter le pays de Vaud, le pays de Ramuz. Se trouvent réunis sur cette toile trois "sujets" chers à l'écrivain : le lac, bien sûr, le bateau qui suit la rive ou fait "la traversée", et le train... qu'il empruntait pour aller dans le Valais (cf. extraits cités ci-dessous) :
 
 

La baie de Cully, 1923, huile sur toile, 63 x 76 cm.
 
Nous remercions les Amis de Muret de nous avoir autorisés à reproduire ces images. Outre leur qualité esthétique, leur intérêt est de montrer les paysages que Ramuz a connus... et souvent évoqués.

Sur notre site, la photo de Muret chasseur, dans le Bulletin 33 :



Extraits de textes de C. F. Ramuz sur le train...
 
 
Une esquisse :

" [...] un train vient, un train glisse, un train file sur sa gauche, avec sa fumée, très vite, comme si on traçait au crayon une ligne droite en travers des prés;
("Salutation paysanne", dans le recueil éponyme,  in OE. C., III,  Rencontre, 1973, p. 358).

 
Une "vision" :
 
"[...] ah ! livre-nous enfin, espace, ce que tu as à nous livrer, comme quand un ventre s'ouvre, comme si la terre devenait mère.
Il y a ce grand gémissement, ce grand frémissement, ce grand craquement ; et alors l'enfant sort de toi, tout petit encore, noir, informe, mais qui grandit déjà, qui est poussé, s'avance, qui mûrit, qui grandit, qui s'enfle, et tout à coup il devient tout, quand le terrain est soulevé comme un copeau sous le rabot et les choses qui sont dessus penchent, un arbre, des toits, des murs, des maisons, puis elles glissent de côté.
On a fermé les yeux. On n'a plus pu respirer. On a senti ce souffle vous claquer sous le côté gauche. On a été comme bu, on a quitté le sol. Tout le quai quitte le sol, le bâtiment de la gare, la terrasse du café, les tables, les chaises qui flottent, flottent un instant en l'air... Et puis, fini. Fini ou quoi?
Tout est retombé. On est retombé à sa place. Plus rien déjà que ce carré diminuant là-bas rapidement par le rapprochement de ses quatre côtés; ils se touchent, ils deviennent un point. Et puis, plus rien..."
 (" Gare", in op. cit., p. 404).

vendredi 26 avril 2013

La mise en scène de Mathilde Bost pour "HISTOIRE DU SOLDAT" : un petit bijou!


 
S'il est une œuvre beaucoup jouée, et qui - dans le meilleur des cas, s'il figure sur l'affiche! - contribue à faire connaître le nom de Ramuz à côté de celui de Stravinsky, c'est bien cette fameuse "Histoire"... Mais il existe beaucoup de "récupérations" de ce titre célèbre, avec des résultats variables.
Les Ramuziens peuvent donc, à juste titre, être méfiants, voire blasés...
Cependant, ceux qui ont eu la bonne idée de suivre nos conseils et d'assister au spectacle donné à Paris (en ce mois d'avril 2013) par la Compagnie "LE TEMPS QUI FILE" ont été comblés!!!

La mise en scène de Mathilde Bost est un bijou de précision : à la fois discrète et brillante, classique et moderne, astucieuse, drôle, élégante.
Des acteurs "extra" : le Lecteur (très impliqué), le Soldat (très contemporain), la Princesse (danseuse délicieuse), le Diable (ah! la belle surprise que ce Diable-là!), et le Violon (magique, visiblement magique).
Avec l'orchestre (dirigé par Léonard Ganvert) une complicité s'installe, un vrai dialogue entre le TEXTE et la MUSIQUE, en un mot : une harmonie, comme une évidence.
Lorsque le miracle opère ainsi, grâce au talent des artistes et à leur joie de jouer, le public sort ravi, enrichi, heureux.
 
 
Liliane Jouannet
Vice -présidente des Amis de Ramuz
 
 
 
Mise en scène : Mathilde Bost
Direction musicale : Léonard Ganvert
Chorégraphie : Ida Bost

Scénographie : Garance Brin

Création costumes : Margot Allard – Poesie
Création lumière : Julie Duquenoÿ
Avec :
Le Lecteur (Edouard Michelon),
Le Soldat (Lionel Rondeau),
Le Diable (Anne-Véronique Brodsky),
La Princesse (Ida Bost, rôle dansé)
et l’ensemble instrumental de la compagnie
 
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Quelques images, pour la route :



Le lecteur (sans livre)
















Le soldat (avec livre)

















 



Diable avec violon




Diable avec livre






Princesse au réveil




Soldat en conquête
Le chef avec baguette


















L'orchestre









Ceci n'est pas un violon


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Voir le BULLETIN 33 (2012)

des AMIS de RAMUZ
pour les notes d'intention de Mathilde Bost
et de Léonard Ganvert.
Contact : amiramuz@wanadoo.fr

Site de l'association :
 http://www.lesamisderamuz.com/pages/bull-33.html


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Et pour le TEXTE :


Postface de Marcel Marnat
2001.
Notes de N. Sichler-Wolff
1986.
 
 





Texte et postface repris
par DU LEROT
Editeur
(2009) 

vendredi 12 avril 2013

"Le Grand Voyage de Ramuz" de Stéphane Rochette (avril 2013)




Les Amis de Ramuz
ont le plaisir de faire savoir
que le livre
de Stéphane Rochette
 relatant le voyage en France
 de Ramuz (en 1926)
vient d'être publié.
(Coédition Amis de Ramuz/Archives
départementales de l'Ardèche)

 
 
 
Pour commander le livre,
s'adresser au président de l'association.
Courriel :


 
*****
Rappelons que ce travail a bénéficié de la découverte récente du carnet de notes qu'a tenu Ramuz pendant ce voyage. Notes, certes, très succinctes, mais qui ont aidé l'auteur à préciser les étapes de l'itinéraire  et quelques réactions personnelles de l'écrivain.
 
D'autre part, le grand Vaudois est allé à la rencontre du grand Ardéchois Jos Jullien pour le remercier d'un portrait que ce dernier avait fait de lui.



Jos Jullien, Portrait de C. F. Ramuz,
"étude au burin, à l'ami Forot"
12 x 9 cm, 1926,
Archives départementales de l'Ardèche, fonds Forot.

 
N.B.: 

 
Ce portrait présente une version un peu différente
 de celle publiée sur notre SITE

et
 

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"Tenez-vous en joie",
était une des expressions du Dr Jullien :
puisse cette formule vous accompagner
durant ce voyage "historique",
ou celui que vous voudrez refaire
dans le sillage de la Talbot!
 
Jos Jullien, Le Paon, encre de Chine, 4 x 4 cm,
Archives départementales de l'Ardèche, fonds Forot.
 
***************
 Pour la présentation du livre par l'auteur sur son blog, et le commentaire de l'exposition des Archives départementales de l'Ardèche
 sur Jos Jullien
 voir le lien* :
 
 
 
*Si le blog de Stéphane Rochette ne s'affiche pas correctement avec Internet Explorer, il est recommandé d'utiliser un autre navigateur (tels Google Chrome ou Mozilla Firefox)!
 
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jeudi 14 mars 2013

Conférence de Jean-Louis Pierre, président de l'association : à la Librairie "Ombres blanches",Toulouse, 22 mars 2013

 
 

Charles Ferdinand Ramuz toujours
 
Jean-Louis PIERRE
 
Vendredi 22 mars 2013 à 18 h
 
Rencontre-lecture
avec Jean-Louis Pierre
à l'occasion de la parution de
Identités de C. F. Ramuz
(APU)
 
 
Pour accéder au "Bulletin des rencontres"
cliquez sur
et sur l'écran qui s'affichera, cliquez sur
 l'image du bulletin des rencontre en bas à droite
(la conférence de J.-L. Pierre en en p. 7)

"HISTOIRE DU SOLDAT", par "Le temps qui file", en avril, à Paris!

Les Amis de Ramuz, qui ont rendu compte de ce spectacle dans leur dernier Bulletin 33, sont heureux de vous annoncer ces prochaines représentations à Paris :
 
Compagnie "Le temps qui file"
 
33, rue Alphonse Daudet
91210 Draveil
Tel. : +33 (0)6 95 63 31 67
 
HISTOIRE DU SOLDAT
Texte : C. F. Ramuz
Musique: Igor Stravinsky
 
11 et 12 avril 2013 à 20 h
Centre d'Animation Les Halles
75001 Paris
Rés : 01 40 28  18 48
Métro Les Halles
et

16, 18-19 avril 2013 à 20 h 30
Espace Beaujon
75008 Paris
Rés : 01 42 89 17 32
Métro Georges V/ Ternes
 
Tarifs : 14 / 12 €
 

dimanche 3 mars 2013

DIALECTIQUE de la PROSE et de la POESIE : Colloque à Tours, en octobre 2013.


Université François-Rabelais

37000 TOURS

5e étage de la Bibliothèque universitaire 

3-4-5 Octobre 2013

 

Résumé de la problématique

du

colloque

 

« Dialectique de la prose et de la poésie,

dans l’espace et dans le temps »

 

            Notre préoccupation première est bien la poésie moderne et contemporaine, où se pose plus particulièrement la question des relations complexes de la prose et de la poésie. Nous faisons remonter la naissance de la poésie moderne à Rousseau, avec les proses poétiques des Rêveries. C’est dire que nous avons bien besoin d’études sur Rousseau certes, mais aussi ses successeurs : Nerval, Senancour, Maurice de Guérin, à la riche postérité, avant d’en venir à l’aube du XXe siècle, avec Gide, Claudel, Alain-Fournier, Proust, puis à l’épanouissement des grandes proses surréalistes, les romans poétiques de Giono, la redécouverte par le Nouveau Roman de la poésie, et les poésies plus contemporaines de Jaccottet, Bonnefoy ou Paul de Roux.

            Ce qui nous intéresse, ce n’est pas tant le poème en prose, déjà abondamment cadastré par Suzanne Bernard, Yves Vadé, Michel Sandras, que l’encore beaucoup plus indéfinissable « prose poétique ». Pourquoi au XVIIIe siècle le vers se révèle-t-il caduc, de sorte qu’alors la poésie trouve refuge dans son apparent contraire, la prose, amorçant une tendance qui ne fera que s’amplifier avec le temps ? Peut-on encore écrire en vers, comme l’a cru le Nouveau Lyrisme, avec un Réda par exemple ? Poésie « état des lieux » : c’est un des buts que se fixe ce colloque.

            Il serait toutefois regrettable de ne pas considérer plus avant, dans le temps et dans l’espace, la relation complexe de la prose et de la poésie. Quel sens a la tentative de Boèce au Ve siècle ? Pourquoi au Moyen-Âge passe-t-on dans le roman du vers à la prose, en les mêlant éventuellement ? Il est troublant de constater que très souvent au sein de la prose s’épanouit le vers, et pas seulement dans la poésie contemporaine : on peut penser aux prosimètres du XVe siècle, à L’Astrée, ou encore sous d’autres cieux au journal de Bashô ou à l’œuvre du poète chinois Su Shi. Ces références plus éloignées dans le temps et dans l’espace, qui toutefois ont pu influencer nos contemporains, comme Bashô, nourriront notre réflexion et nous permettront de mieux appréhender l’écriture contemporaine et ses interrogations.

            Ce colloque est partie prenante du programme de recherches de la nouvelle équipe Interactions Culturelles et Discursives (EA 6297), et s’inscrit dans l’axe « Analyse des phénomènes discursifs ».

Christine Dupouy

 

 

Dates : 3-4-5 octobre 2013

mise à jour du programme: 30 août 2013 

Jeudi 3 octobre

Matinée

9 h-9 h 15 : Ouverture par Christine Dupouy.
 
Antiquité et Moyen Âge :
séance présidée par Hélène Maurel-Indart.

* 9 h 15 : Marion Faure-Ribreau, ATER à Paris VII, « Jeux en vers, jeux en prose : les énonciations multiples de l’Apocoloquintose ».

* 9 h 45 : Michaël Ribreau, MCF à Paris III, « La poésie comme remède. Modalités d’insertion et fonction de la poésie dans la Consolation de philosophie de Boèce ».

10 h 15 : Discussion et pause café.

* 10 h 45 : Francesco Montorsi, ATER à Paris IV : « L’intervention se propose d’étudier les attitudes et les pratiques de certains traducteurs français du XVIe siècle, qui ont adapté et mis en prose un texte chevaleresque italien. De même, si plusieurs écrivains français ont « mis en prose » des romanzi italiens, au moins un auteur italien, à la même époque, a « mis en vers » un roman arthurien français. »

* 11 h 15 : Esther Thouvenin, ATER, Université de Lorraine, « Le prosimètre au XVe siècle ».

11 h 45 : Discussion.
 
12 h 30 : Déjeuner
 

Après-midi
Lointains exotiques et épanouissement romantique :
séance présidée par Emmanuelle Kaës.

* 14 h 15 : Stéphane Feuillas, MCF à  Paris VII : « Mon travail a porté ces dernières années sur un poète et prosateur célèbre de la dynastie des Song, Su Shi (1037-1101), dont l’une des caractéristiques est de transgresser les genres et en particulier d’inventer une forme singulière du poème en prose. Ses poèmes sont également accompagnés de longues préfaces en prose et la concomitance de ces deux écritures reste à bien des égards énigmatique. »

* 14 h 45 : Daniel Struve, MCF à Paris VII : « Le genre poétique pratiqué par Bashô, haikai, connaît au début des années 1680 une période de crise, qui autorise toutes sortes de tentatives, touchant aussi bien au vocabulaire qu’à la métrique, reflétées dans l’œuvre de Bashô. Celui-ci finira par trouver une façon originale de marier le vers de haikai et la prose, parcours qui conduit à l’élaboration des célèbres journaux de voyage. »

15 h 15 : Discussion.

* 15 h 45 : Marie-Gabrielle Lallemand, professeur à l’Université de Caen, Prose et poésie dans les romans du XVIIe siècle : l’exemple de L’Astrée : « Le choix de L’Astrée s’est imposé parce qu’il s’agit d’un roman pastoral et que les bergers s’expriment en poésie comme Monsieur Jourdain en prose. Il s’agit du roman qui comprend le plus grand nombre de poésies insérées, mais ce qui vaut pour ce long roman vaut pour l’ensemble des longs romans et, à notre connaissance, pour bon nombre des fictions narratives de ce siècle dans lequel sont insérées des poésies ».

* 16 h 15 : Jean-Damien Mazaré, AMN, Université de Provence : « Prose lyrique ou prose poétique ? Rousseau et la voix de la modernité ».

16 h 45 : Discussion et pause.

* 17 h 30 : Sandrine Bedouret-Larraburu, MCF, Université de Pau et des Pays de l’Adour, « Le Centaure et La Bacchante de Maurice de Guérin » : « Nous voudrions réfléchir à la syntaxe de la langue guérinienne, pour analyser comment s’organise le souffle poétique. »

18 h : Discussion.

 

Vendredi 4 octobre

Matinée
Les débuts du XXe siècle :
présidence : Michel Collot.

* 9 h :  Jean-Michel Wittmann, professeur à l’Université de Lorraine, « "C'est poète que je veux être ! C'est poète que je suis! " La poésie dans la carrière littéraire de Gide ».

* 9 h 30 : Emmanuelle Kaës, MCF-HDR en stylistique à l’Université de Tours, « La conception claudélienne de la prose dans son rapport au vers et au vers libre et sur la représentation polémique qui se donne dans l’histoire de la prose française dans les Réflexions et propositions en 1925 ».

10 h : Discussion et pause.

* 10 h 45 : Marie-Paule Berranger, professeur à l’Université de Paris 3, « A quoi tient la poésie dans le récit : les contes cruels d'André Pieyre de Mandiargues ».

11 h 15 : Discussion.

12 h : déjeuner. 

Après-midi
Nouveau Roman et poésie contemporaine :
présidence : Marie-paule Berranger.

* 14 h : Christine Dupouy, professeur à l’Université de Tours, « Butor et la poésie : autour de Mobile (1962) ».

* 14 h 30 : Sophie Guermès, professeur à l’Université de Brest, « Poétique de l'analogie dans les romans de Claude Simon au tournant des années 1960-1970 ».

15 h : Discussion et pause.

* 15 h 45 : Françoise Rouffiat, MCF à l'université de Grenoble 3, « Le retour à la prose dans quelques poèmes d'André Frénaud ».
 
* 16 h 15 : Anne Mortal, « Du Bouchet ».

* 16 h 45 : Alain Mascarou, « Silvia Baron Supervielle ».

17 h 15: Discussion.

 

Samedi 5 octobre

 Matinée
La poésie d'aujourd'hui :
présidence : Sophie Guermès.

* 9 h : Dominique Vaugeois, MCF à l’Université de Pau, « Trassard poète, entretien avec l’auteur ».

* 9 h 30 : Michel Collot, professeur émérite à Paris 3, « L'hybridation du vers et de la prose dans la poésie contemporaine ».

10 h : Discussion et pause.

* 10 h 45 : Marie Frisson (doctorante à Paris 3 et à Bâle), « Des nouvelles de cette "vieille taupe" de poésie : de l'insertion du vers dans la prose entre 1997 et 2007 ». Il s'agira d'analyser le recours à l'insertion, lyrique ou non, de vers dans la prose des poètes écrivant durant cette décennie, interrogeant les notions de poème, de roman, et - par delà - de poésie.

* 11 h 15 : Pierre Grouix, poète, traducteur, spécialiste des littératures scandinaves (il vit actuellement au Danemark) parlera de sa propre expérience.

11h 45 : Discussion et conclusion.

 

 Sigles :
AMN : Moniteur normalien
ATER : Attaché temporaire d'enseignement et de recherche
 MCF : Maître de conférences