lundi 10 octobre 2016

Rappel : Salon de la Revue, à Paris, vendredi, samedi, dimanche prochains!

Les Amis de Ramuz seront présents au Salon de la Revue, comme il l'a été annoncé dans un message récent.
Un prix réduit "spécial Salon" sera proposé aux visiteurs...

Bulletin 2015


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Le sommaire des revues des années précédentes est consultable sur notre site:

http://www.lesamisderamuz.com/pages/bull-36.html

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Parmi les revues des Amis de nos Amis :



BONNE VISITE !

samedi 8 octobre 2016

Michel Arouimi sous le charme de la chanson dite "de variété"...

"Il faut aimer son temps", disait Ramuz...

Dans ce que notre temps nous offre de divertissement, Michel Arouimi aime surtout, semble-t-il, ce qui est - au delà de la légèreté et d'une apparente futilité - en lien avec de grands archétypes fondamentaux.
Ses choix se sont portés sur Françoise Hardy, en 2012

Note de l'éditeur :

Ce livre est une tentative pour abolir le fossé qui sépare la culture populaire et celle qui est l’objet des études universitaires. Michel Arouimi a longtemps exploré les œuvres des grands poètes ; il sonde, avec le même savoir-faire, les abysses insoupçonnés du texte des chansons de Françoise Hardy : un exemple majeur de « pop littérature ». L’écriture de ces chansons se révèle être le moyen, surprenant par son intensité poétique, d’une détection des tensions de notre monde sur le fil du sentiment amoureux.
Françoise est encore, pour beaucoup de ses admirateurs, une image. Cette image dont elle ne s’est jamais sentie responsable est mise en rapport, dans cet ouvrage, avec le contenu symbolique des textes, non moins captivants, de ses chansons. Leur décryptage se justifie encore par l’urgence d’un regard nouveau sur la littérature, réduite aujourd’hui à une surface, un bruit de fond.

 Michel Arouimi est maître de conférences en littérature comparée à l’Université du Littoral. Il a publié, chez Orizons, Vivre Rimbaud selon C.F. Ramuz et Henri Bosco (2010), Jünger et ses dieux, Rimbaud, Conrad, Melville (2011).



Puis sur Mylène Farmer en 2014
Le monde comme il tangue
Note de l'éditeur :

"Dans les textes des chansons écrits par elle-même, Mylène Farmer, guidée par ses souvenirs livresques autant que par son intuition, redécouvre la grandeur des mythes premiers. Discrédités par notre époque, ces mythes ne sont-ils qu'une réponse au danger de la violence interhumaine ? Mylène s'empare du dogme religieux, dans certaines chansons et dans les vidéo-clips qui leur sont adaptés. Cette liberté si moderne se nuance par la survivance, dans le travail de Mylène, des principes de l'art universel. Et la nostalgie du sacré n'est pas le moindre attrait de cette expérience poétique, poursuivie dans tous les albums de Mylène Farmer."





En avril 2016 : The Rolling Stones, Un art total



Note de l'éditeur :

"L'art des Stones est d'avoir exprimé, dans leurs chansons autant que dans leur imagerie, le partage entre les idéaux du passé et un avenir qui, avec tous ses risques, inspire la vigueur de leur art. Si les leçons d'un Kafka peuvent éclairer cet art, qui implique la langue, les Stones performers, surtout dans leurs clips, sont encore de grands plasticiens. On peut qualifier de « total » cet art dont le figement relatif depuis quelques années est le masque d'une permanence, qui reste à méditer pour comprendre notre monde en devenir."


Et le prochain livre à paraître porte sur le chanteur Christophe (2016)



lundi 3 octobre 2016

Colloque à Tours sur Pierre et Ilse GARNIER (6-7 octobre 2016)

Les Amis de Ramuz pensent que rien de ce qui est poétique ne leur est étranger...
Voici donc un beau programme de colloque, proposé par Christine Dupouy :











Pierre et Ilse Garnier, deux poètes face au monde

            Pierre Garnier vient de nous quitter, et il nous manque déjà beaucoup. C’était un grand poète, trop méconnu – voir ses problèmes avec l’édition – et peut-être un peu trop rapidement réduit à son expérience spatialiste, qu’il aura d’ailleurs poursuivie jusqu’au bout, ce qui montre bien que les deux aspects de son œuvre, expérimentale et plus traditionnelle, sont indissociables. Il ne faudrait pas oublier non plus les racines de l’Ecole de Rochefort dans les années cinquante, auxquelles le poète reviendra bien plus tard, avec Loire vivant poème, chronique élaborée au cours d’une « résidence » au printemps 1998 ; selon la préface :

"Il s’agit d’une chronique de circonstances comme on dit poésie de circonstances, je veux dire que ce livre a été écrit dans une province, l’Anjou, pour une région et un bourg où est née une « école » poétique qui a rallié des poètes de France, l’école de Rochefort-sur-Loire […]"

            Il est à noter toutefois que Pierre Garnier avait pris une certaine distance avec sa première manière : c’est ainsi que, dans le premier volume des Œuvres poétiques 1950-1968 paru aux éditions des Vanneaux en 2008, il l’a d’abord réduite à une anthologie d’une trentaine de pages, puis il est revenu à la fin du livre sur les poèmes qu’il avait initialement censurés. La partie centrale du volume, « de 1962 à 1968, regroupe l’intégralité des recueils de poésie, la plupart spatialistes, les plus chers à l’auteur », selon les mots de l’éditeur. Dès cette époque la parole est inséparable des pages plus graphiques que Pierre Garnier commente, par exemple page 185 : « Les lettres, les voici galaxies. Apparition de courants, de tourbillons, de souffles ». On n’est pas loin du haut poète Mallarmé.
            Pierre Garnier a cette particularité d’être à la fois révolutionnaire, auteur de « Manifestes » « pour une poésie nouvelle, visuelle et phonique », « pour une poésie supranationale », ce qui explique son rayonnement mondial (du Japon, d’Allemagne, d’Italie, nous viennent des participants) et en même temps un poète d’une simplicité enfantine, émerveillé comme Saint-François devant le soleil ou un oiseau. Pierre Garnier était un fervent défenseur de la nature et des vieilles traditions qui disparaissent – A vécu la mort des bouvreuils, titrait-il. Cela, il peut le dire avec des mots, comme dans Une mort toujours enceinte, ou avec un dessin minimaliste assorti d’une légende, par exemple un cercle précisé par un commentaire « Le dernier pont », dans Le Livre de Peggie, sa chienne. Certains recueils sont exclusivement graphiques, même à une date tardive – ainsi Vues de Marseille, qui date de 1993, qualifiées de « poèmes spatialistes » - ou associant poèmes et images comme Picardie, une chronique. Pierre Garnier précise d’ailleurs que les « poésies spatiales » de Vues de Marseille ont été composées « simultanément aux poèmes de ‘MARSEILLE, UN REPORTAGE’ ». Enfin il convient de noter, comme dernière caractéristique de l’œuvre de Pierre Garnier, le dialogue avec les langues, l’allemand bien sûr, Pierre se faisant publier souvent dans des éditions bilingues franco-allemandes et allant même jusqu‘à écrire directement en allemand, ainsi dans Der Puppenspieler, mais aussi le picard, avec en particulier El Tére a bètes. Chacune de ces langues était incarnée par une personne : l’allemand, c’est Ilse, la compagne de toujours, elle-même poète spatialiste et travaillant en symbiose avec son mari, et le picard, c’est l’écrivain Ivar Ch’Vavar, qui a aidé Pierre Garnier à mettre en forme une langue dont il avait presque tout oublié.
            Lors de ce grand colloque international qui aura lieu à l’université François-Rabelais à Tours en octobre 2016, nous aimerions faire dialoguer tous ces différents aspects de l’œuvre , en faisant intervenir, certes, des spécialistes de référence comme Jean-Yves Debreuille, mais aussi de nouvelles générations de chercheurs moins connus, dont on peut espérer qu’ils apporteront des éclairages encore inédits sur Pierre et Ilse Garnier.


Christine Dupouy 

jeudi 15 septembre 2016

Au Japon, Takao SAHARA vient de publier son 3e volume de romans de C. F. Ramuz

Le nouveau volume que vient de publier 
notre ami Takao SAHARA 
contient les traductions de deux  romans de Ramuz :


Vie de Samuel Belet et Jean-Luc persécuté
pp 1- 278
pp. 279-383

Il va sans dire que toute notre admiration est acquise aux traducteurs de Ramuz, en général, et à notre ami japonais en particulier : quelle aventure de traduire une langue aussi complexe et originale (qui a fait l'objet d'une polémique parmi les francophones eux-mêmes, à une certaine époque...)!

Les deux précédents volumes contenaient :

*Derborence, La Séparation des races, La Guerre dans le Haut Pays.

*La Grande Peur dans la montagne, Farinet ou La Fausse Monnaie, La Beauté sur la terre.

Voir message du blog du 2 nov. 2014

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Rappel:
Les Amis de Ramuz ont aussi un site

dimanche 21 août 2016

Salon de la Revue : 14,15,16 octobre 2016, à Paris. Les Amis de Ramuz y seront !

Pour la 2e année consécutive, les Amis de Ramuz seront présents
 au 26e Salon de la Revue en octobre, à Paris. 
Ils y partageront un stand avec d'autres membres 
de la Fédération nationale des Maisons d'écrivain
 & des Patrimoines littéraires 

Halle des Blancs-Manteaux
48, rue Vieille-du-Temple
75004 PARIS

Entrée gratuite

vendredi 14 : nocturne (20 h-22 h)
samedi 15 : 10 h-20 h
dimanche 16 : 10 h-19 h 30
métro : Hôtel de Ville
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contact avec notre association:


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Site internet de l'association :


lundi 18 juillet 2016

Pour poursuivre la réflexion sur l'actualité (avec Camus et Ramuz)

Nous remercions Christophe Calame d'avoir publié sur Facebook ce texte d'ALBERT CAMUS  :

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le représentant d'une idéologie. Le long dialogue des hommes vient de s'arrêter. Et, bien entendu, un homme qu'on ne peut persuader est un homme qui fait peur".
Albert Camus
"Le Siècle de la Peur", (Combat, novembre 1948)

Actuelles I

Pour notre part, nous proposons ces quelques lignes de C. F. RAMUZ dans Les Signes parmi nous :


"Dans d'autres pays, du moins, quand ils meurent, on sait pourquoi, on sait comment, leur mort sert à quelque chose ; ils reçoivent un éclat d'obus ou une balle : c'est pour leur pays qu'ils meurent, ils voient les ennemis s'en aller de chez eux, mais les nôtres ?
Ils auraient mieux aimé se battre, ils n'ont pas pu. Il leur faut mourir pour rien. Il faut qu'ils nous soient pris sans utilité pour personne ; ils nous étaient pourtant utiles, à nous..." 
C. F. Ramuz, Les Signes parmi nous,
 Romans I, "Pléiade", Gallimard, p. 1254.
Texte des Œuvres complètes de 1941 
(l'édition originale étant de 1918)
 

dimanche 17 juillet 2016

Un texte sur Ramuz dans "La beauté du monde/La littérature et les arts" de Jean Starobinski

Un livre remarquable, qui réunit les articles écrits par Jean Starobinski, entre 1946 et 2010.





La quatrième de couverture éclaire le projet :






































Le texte sur Ramuz (pp. 992-994), commence ainsi :


  Ramuz
LE CONTRE

"Toute espèce de travail
se fait d'abord contre nous-mêmes
et contre Quelqu'un."

Ouvrir l'accès du langage aux réalités les plus éloignées du langage, donner force d'expression à ces objets simples dont la présence est opaque et muette, écrire (plutôt que décrire) un geste ou un paysage selon leurs éléments indécomposables - telles sont les exigences que cherche à satisfaire l'art très volontaire et très obstiné de C. F. Ramuz. Fondé sur les perceptions premières, ce langage ne cesse d'éprouver ses résistances (la résistance du mot contre l'objet et de l'objet contre le mot) et c'est bien là le fait d'un homme qui a résolu de s'éprouver lui-même à ce qui lui résiste.
[...]
"Le Contre", Lettres, Genève, 1945, n° 6, p. 97-100.

Nous vous laissons lire la suite de cette analyse...
Pour vous donner encore davantage le goût de ce livre, nous proposons un aperçu de ses chapitres :

Avertissement, par Martin Rueff
L'oeuvre d'une vie, par Martin Rueff


TEXTES DE JEAN STAROBINSKI

LA LITTERATURE ET LA BEAUTE DU MONDE, introduction
par Jean Starobinski

LA LITTÉRATURE ET LA BEAUTÉ DU MONDE
   La poésie et l'existence
   Les temps du poème
   La force de la prose

LES ARTS ET LA BEAUTÉ DU MONDE
   Regarder
   Ecouter
   Les temps de l'écoute

LE TEXTE ET L’INTERPRÈTE, conclusion

POSTFACE, Pour tout l'amour du monde, au large abri du ciel, par Martin Rueff

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