vendredi 27 août 2021

Editions Zoé, juin 2021 : deux nouveaux volumes de nouvelles de Ramuz

Les Amis de Ramuz se réjouissent de voir ces nouveaux textes de Ramuz accessibles en format de Poche. Nous signalons les titres et relayons les présentations de l'éditeur.

Lien vers le site des éditions Zoé :

https://www.editionszoe.ch/auteur/charles-ferdinand-ramuz


"Les Femmes dans les vignes et autres nouvelles

« Le petit enfant, assis sur un carré de toile à matelas dans le pré, tend la main vers un cerisier qui est bien à quarante pas de lui.

Ayant refermé sa main, il s’étonne qu’elle soit vide.

Il nous faut apprendre le monde depuis son commencement. »

En 1914, marié et devenu père de famille, Ramuz quitte définitivement Paris. Sa nouvelle situation le pousse à interroger les fondements mêmes de son choix de l’écriture. Le récit court lui offre un terrain de réflexion privilégié, entre fiction et introspection. Quelques années plus tard, au sortir de la Grande Guerre, c’est toute son esthétique qu’il entend réinventer, à la mesure des bouleversements suscités par les événements mondiaux. Une fois de plus, il recourt à la nouvelle pour mettre en œuvre sa vision des hommes « posés les uns à côté des autres ». Au fil de ses méditations, c’est toujours la même aspiration formelle qui l’anime : la quête d’une langue, d’une narration, d’un style à lui.

Les Femmes dans les vignes et autres nouvelles réunit des textes écrits entre 1914 et 1921."


"L'Homme perdu dans le brouillard et autres nouvelles

« Cependant, il gardait sa langue ; et plus le reste de son corps allait s’engourdissant, plus il semblait qu’elle devînt alerte pour ces longues histoires qu’on venait écouter : des étrangers, l’été, et même des gens du village, car elles n’ennuyaient jamais, et il en savait de toutes les sortes ; et il fumait sa grosse pipe, n’ayant plus que ces deux plaisirs. »

Pour Ramuz, la nouvelle est un laboratoire. Dans sa quête de formules narratives originales et ses expérimentations stylistiques, le récit court lui offre un espace concentré dont il tire le meilleur parti dès son entrée en écriture, puis tout au long de sa carrière. Qu’il s’inspire du légendaire alpestre ou mette en scène des animaux martyrisés, qu’il campe des personnages typés ou explore la scène de genre, voire le morceau bref, l’écrivain dévoile aussi bien la cruauté des hommes que l’intensité de leur rapport aux éléments, tantôt hostiles, tantôt sublimes. D’une efficacité exceptionnelle, ces textes sont autant d’hommages au pouvoir de la fiction.

L’Homme perdu dans le brouillard et autres nouvelles réunit des textes écrits entre 1905 et 1911."


A paraître en novembre 2021:


"Le Lac aux demoiselles et autres nouvelles

Ces nouvelles tardives, écrites entre 1943 et 1947, largement méconnues, dévoilent la modernité d’un écrivain qui a atteint une maîtrise virtuose de la narration. Elles déploient des récits visuels où la solitude de l’homme, le désir et la mort prédominent dans une esthétique du fragment. Ramuz s’y montre, plus encore que dans le reste de son œuvre, attentif aux personnages en marge, à la violence et à la folie sous toutes ses formes."

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Rappel :

Une étude du Lac au demoiselles

a été publiée dans le Bulletin 24 de 2005

cframuz.assoc@gmail.com

mercredi 4 août 2021

C. F. RAMUZ, "Ecrits sur la nature", Florilège, dernière publication de La Guêpine


Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie d'un nouveau volume des éditions La Guêpine, consacré à une sélection de textes de Ramuz : ils sont choisis et présentés par Noël Cordonnier et Jean-Louis Pierre


4e de couverture
























INDEX, p. 1/3
















CONTACTS :

laguepine@gmail.com


http://www.laguepine.fr




Rencontre sur Ramuz et Giono, à Passy, vue par "Le Dauphiné libéré"


Voir l'article du 3 août :


 

De g. à drte : Jean-Louis Pierre, Michel Moriceau, Jean-Paul Cléret. 
Photo Le DL /P.H.







 https://www.ledauphine.com/culture-loisirs/2021/08/03/derniere-causerie-litteraire-du-salon-du-livre-de-montagne-le-style-alpin-de-ramuz-et-giono-un-retour-aux-sources

Voici la version papier du début de l'article, dont vous voudrez bien excuser la "qualité"...



lundi 19 juillet 2021

Salon international du Livre de Montagne, Passy, du 6 au 8 août 2021(avec des rencontres littéraires en juillet)

 Nous avons le plaisir de confirmer que le Salon de Passy est prévu, cette année :

Affiche 2021

https://www.salondulivrepassy.com/

Jean-Louis Pierre sera présent à ce Salon, 

et interviendra dans le cadre des

 rencontres 

 littéraires

- au Jardin des Cimes -

à 14 h 30 :


 Les Amis de Ramuz vous souhaitent une bonne visite

 (voire un bon séjour)

 à Passy, cet été !



jeudi 17 juin 2021

Nouvelle édition de "Derborence", illustrée par Guy Toubon, éd. Infolio (2021)

Le dessin de couverture s'intitule
"Antoine ébloui par le soleil".
(Voir le commentaire en fin de volume)

Les Amis de Ramuz sont toujours heureux de signaler la réédition d'une œuvre de Ramuz...


Cette dernière est due à l'éditeur Infolio, dans la collection "Maison neuve", ce qui est tout un programme !





De fait, le texte est agrémenté des illustrations à la plume de Guy Toubon, et éclairé par une postface de Laura Laborie (dont nous avons publié un entretien avec Gérard Poulouin dans notre Bulletin 41 de 2020).

4e de couverture


NB : 
nous souhaitons rectifier deux petites erreurs 
dans les références bibliographiques des notes 2 et 5 
(p. 277 et 281).
Il faut lire :

2) C. F. Ramuz, "La Beauté de la montagne", [1930], dans Dispute sur la montagne, Loches, La Guêpine, 2015, p. 15.

5) C. F. Ramuz, Découverte du monde, [1939], Tours, Les Amis de Ramuz, 2012, p. 165.

Une confusion s'est produite avec les références de notre imprimeur (Du Lérot, à Tusson) qui est aussi éditeur... Nous vous laissons le soin de vérifier, le cas échéant, sur son site les textes de Ramuz qu'il a édités, lui aussi, et qui peuvent vous intéresser...

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mercredi 16 juin 2021

"Visite à Ramuz", poème de Gilbert Trolliet, dans l'anthologie "Le Fleuve et l'Être" (1927-1978), publiée en mars 2021

Pour ceux qui hésitent à croire à la Providence, ils devront reconnaître que, parfois, le Hasard fait bien les choses !

A peine avions-nous repris, dans le message précédent, le texte d'Edmond Buchet relatant... une visite à Ramuz, que nous parvenait le poème de Gilbert Trolliet sur le même sujet.

Le volume est présenté sur le site de l'éditeur :

 https://www.mercuredefrance.fr/le-fleuve-et-letre/9782715256484

Le Fleuve et l'Être

Choix de poèmes (1927-1978)

"Salué par la critique suisse romande de son époque, Gilbert Trolliet (1907-1980) fut le fondateur et animateur de nombreuses revues, en particulier Raison d'être (1928-1930) à Paris, et Présence (1932-1936) paraissant à Genève et à Lausanne. Marqué par le surréalisme et l'existentialisme, son œuvre poétique se compose d'une trentaine de recueils. Pré[fac]ée par Alain Borer et postfacée par Valère Novarina, cette anthologie propose un choix de poèmes écrits entre 1927 et 1978."







"Edition réalisée et présentée par Jean-Christophe Contini"

 "Le choix de poèmes présenté ici a été réalisé à partir
 des projets d'anthologies élaborés 
par Gilbert Trolliet et Alain Bosquet entre 1974 et 1978"











Le poème "Visite à Ramuz" se trouve en pages 269-270 :






Gilbert Trolliet
1905-1980



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mercredi 9 juin 2021

Retour sur le « Bulletin 41 » (2020) des Amis de Ramuz : errata et corrigenda de la 1ère note !

 

« Pan sur le bec ! »

comme on dirait dans Le Canard enchaîné…

totalement assumé par Liliane Jouannet,

responsable de la maquette du 

Bulletin des Amis de Ramuz

(jusqu’en 2020 inclus).

Comme nos lecteurs le savent déjà, Monsieur Denis KNOEPFLER (professeur honoraire de l’Université de Neuchâtel et au Collège de France – chaire d’épigraphie et d’histoire des cités grecques –, membre de l’Institut de France – Académie de Inscriptions et Belles Lettres) nous a fait l’honneur d’écrire dans le Bulletin 40 un article intitulé :

« Un “archange” oublié dans l’orbite de Ramuz vieillissant : Gérard Buchet (1914-2002) »

On devine donc aisément sa légitime indignation à la lecture des 2 coquilles de la note 1 du texte liminaire (du Bulletin 41), que nous reproduisons ci-dessous - avec l'ensemble du paratexte -, en soulignant ostensiblement les erreurs avérées (en rouge) et les amendements suggérés (en bleu) :

"6 août 1938"

[Témoignage sur C. F. Ramuz par l’éditeur parisien Edmond Buchet]

Louis Buchet[1] nous a emmenés hier soir chez C.-F. Ramuz. Il avait emporté quelques bouteilles de vin blanc vaudois, mais Ramuz nous offrit de la malvoisie.

Ramuz est tel qu’on se le représente d’après ses livres : prudent, honnête, à la fois  paysan et « littérateur ». Il questionne beaucoup[2], s’informe auprès de moi de ce qui  se passe à Paris mais je me rends compte bientôt qu’il est au courant de tout, bien qu’il se plaise à dire le contraire. Il y a de l’attitude chez lui, mais aussi incontestablement du ton. Je lui demande s’il ne ferait pas un Virgile pour notre collection Pages immortelles[3]. Il se récrie : il n’en est pas capable, il n’est pas un homme assez instruit[4], il ne connaît pas Virgile ! Je ne puis bien discerner si sa modestie est réelle. Par contre, lorsqu’il m’expose quels liens l’attachent à  Bernard Grasset, auquel il dit tout devoir[5], je respecte son sentiment. Cela me fait toujours plaisir d’entendre un auteur me faire l’éloge de son éditeur, même lorsqu’il s’agit d’un concurrent.

Edmond BUCHET, Les Auteurs de ma vie

 ou ma vie d’éditeur[6]

Paris, Buchet/Chastel, 1969, p. 44-45.


[1] Louis Bouchet BUCHET (1887-1971), mari en secondes noces de Berthe, la sœur de Ramuz. Père de Gérard Buchet (1914-1995 2002). Voir Bulletin 40, p. 141-195, [l’article de Denis Knoepfer intitulé « Un “archange” oublié dans l’orbite de Ramuz vieillissant : Gérard Buchet (1914-2002) »].

[2] Ramuz avait coutume de poser maintes questions aux visiteurs reçus à La Muette.

[3] Jean Giono rédigera un Virgile pour la collection « Les plus belles pages », il sera publié en 1947.

[4] Ramuz avait coutume de gommer son passé scolaire. Licencié ès lettres classiques, pourvu de grades universitaires acquis à Lausanne, il ne s’est pas voulu un « lettré », il a privilégié le « goût de l’élémentaire », « tout proche parent du goût de l’universel » (Voir la Lettre à Bernard Grasset (1929) in Œuvres complètes, volume 11, éditions H.-L. Mermod, p. 30-34).

[5] Dans la Lettre à Bernard Grasset, Ramuz rend hommage à son éditeur parisien : « Je vous remercie d’un accord qui s’est conclu entre nous dans la conscience des risques assumés, et assumés de part et d’autre. […] Vous avez bien voulu me faire confiance une première fois, si peu que je l’eusse mérité ; vous avez bien voulu continuer par la suite à me faire confiance […] » (op. cit., p. 43).

[6] Edmond Buchet, né à Genève, fut d’abord avocat, puis éditeur après le rachat, avec Jean Chastel, des éditions Corrêa. Il fut aussi écrivain et traducteur.

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[Ultimes précisons apportées par M. Knoepfler :]

« NB : L’ouvrage d’Edm. Buchet, Les Auteurs de ma vie, a été réédité chez Buchet-Chastel en 2002, avec une préface originale de Vera et Ian Michalski, qui indiquent dans quelles conditions ils ont repris, au printemps 2000, les éditions Buchet-Chastel (dont le siège est situé à Paris, rue de Condé). Ils rendaient là hommage à Buchet, tout en faisant voir comment ils entendaient imprimer à cette maison de nouvelles orientations. » 

Nous proposons même les couvertures :




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Cum grano salis… 

Comme il se doit, nous faisons amende honorable pour les deux coquilles que nous avons très fâcheusement laissées dans la note 1. Abyssus abyssum invocat !

Nous avions naïvement pensé que le texte cité proposait un « clin d’œil » au lecteur fidèle… mais cette intention eût mérité plus de soin, cela va sans dire ! Nous espérons que ce malheureux accident n’aura pas découragé a priori tous les autres membres de l'association, et qu'ils auront au moins apprécié l'humour... d'Edmond Buchet, et celui de Ramuz.

Que les Amis vigilants nous fassent part de leurs remarques est un bénéfice pour les responsables d’un bulletin d’association et nous les en remercions à l’avance. Les critiques positives sont aussi bienvenues…

Liliane Jouannet

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