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| A Pully : La Muette, côté jardin. |
Depuis 2013, nous avons relayé les messages parus dans la presse suisse qui laissaient bien augurer de l'avenir de cette belle maison (musée, maison d'écrivain, centre culturel, etc.?).
Hélas, depuis quelque temps, nous parviennent des échos plus inquiétants : même si les murs sont "classés", la partie consacrée au souvenir de l'écrivain serait réduite au minimum, c'est-à-dire à son bureau...
Confirmant cette crainte, voici le message diffusé par M. Bruno Corthésy :
Madame,
Monsieur, Comme vous le savez
peut-être, la maison de C. F. Ramuz, « La Muette » à Pully, va subir
prochainement des transformations:
(http://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/La-maison-de-Ramuz-s-ouvrira-au-public/story/26115832).
Les héritiers ont
annoncé en 2013 leur intention d'ouvrir la maison au public, puis ont approché
les autorités pour savoir quelles étaient leurs intentions quant à sa sauvegarde
patrimoniale. Composée de représentants et de représentantes du Service des
affaires culturelles du canton de Vaud, de la Municipalité de Pully, du Service
des monuments et sites du canton de Vaud et du Musée de Pully, une commission a
décidé à la majorité de ne conserver que le bureau de l’écrivain situé au
rez-de-chaussée et d’aménager un local de chaufferie attenant en espace muséal.
Tout le reste du bâtiment sera transformé en trois appartements conformes aux
standards modernes.
Cependant,
l’appartement que C. F. Ramuz habitait au premier étage a conservé tout son
mobilier et ses aménagements depuis la mort du poète. Certaines pièces de ce
mobilier remonteraient au XVIIIe siècle et auraient une grande valeur
intrinsèque. En outre, Ramuz y avait réuni des œuvres significatives de la
modernité de son époque, dont des tableaux de plusieurs peintres romands
(Auberjonois, Blanchet, Soutter, etc.). Cet ensemble constitue non seulement un
témoignage extraordinaire pour la connaissance de la vie de l’écrivain, mais
aussi une illustration d’un certain mode de vie dans le canton de Vaud au milieu
du XXe siècle, illustration demeurée par miracle inaltérée et unique
en son genre, à notre connaissance (voir photos ci-jointes*)
Avec ce projet,
l’ensemble de cet appartement disparaîtra. La dispersion d’un tel témoignage
nous paraît être une grave erreur patrimoniale. Nous avons informé Mme Nicole
Minder, cheffe du Service des affaires culturelles, en charge de la protection
du patrimoine mobilier, de notre position défavorable à ce projet. Sa réponse ne
laissait entrevoir aucune possibilité de revenir sur cette décision. Dépourvus de tout
autre moyen de pression, nous sommes obligés de porter cette affaire sur la
place publique. Pour ce faire, nous souhaitons fonder un comité qui se chargera
de la campagne à mener. Nous invitons donc toutes les personnes qui se sentent
concernées à nous rejoindre lors d’une réunion :
le mardi 25
octobre 2016, de 18h30 à 20h00, au restaurant Le Milan, boulevard de Grancy 54, 1006 Lausanne
(1er étage). Si
vous ne pouvez venir, mais vous souhaitez tout de même être tenu au courant de
nos démarches, il vous suffit de nous le signaler et nous vous inscrirons dans
notre liste d’envois.
Diffusez aussi cet appel autour de
vous! Dans
l’attente de vous rencontrer. Bruno
Corthésyprésident
de l’Association romande des historiennes et des historiens de l’architecture
(ARHAM)
Voici deux photos parmi celles jointes au message (en plus de celle de la maison reproduite ci-dessus). D'autres sont disponibles, que vous pouvez demander à M. Corthésy, en manifestant votre intérêt pour le sujet...
( Ces photos proviennent de "24 heures")
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| Salon |
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| Peinture de Cécile Cellier, l'épouse de Ramuz |
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Contact avec notre association: