Affichage des articles dont le libellé est Thierry Clermont. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thierry Clermont. Afficher tous les articles

dimanche 8 novembre 2020

"Ramuz, le maître", article de Thierry Clermont dans "Le Figaro littéraire" du 5 nov. 2020

A propos de Posés les uns à côté des autres, Zoé Poche, 2020, 292 p.

Ramuz, le maître

 On ne maudira jamais assez la cruauté de la postérité. Le grand Charles Ferdinand Ramuz en est une des plus tristes illustrations. Saluons donc la maison Zoé qui poursuit la réédition en poche de son œuvre de subtil prosateur, quinze ans après son entrée dans « La Pléiade ».  Cette fois, c’est un roman sur la séparation, écrit au soir de sa vie, en 1943,  qui nous plonge dans l’univers rural de sa bourgade de Pully, dans le canton de Vaud entre lac et montagne, avec sa placette, véritable « chambre à ciel ouvert ».

Au centre de cette succession de scènes, le personnage d’Adrienne Parisod, et la traversée des apparences, des drames. De son temps, Ramuz fut salué par Giono, admiré par Zweig qui louait « la banalité du quotidien transfigurée, éternisée par l’intensité de l’artiste. Et puis le don de rendre la simplicité sublime et le sublime simple […] cet équilibre entre l’art raffiné et la forme primitive. »

À l’heure où abondent les romans frelatés sur un idyllique « retour à la terre », voilà un retour aux sources bien salutaire.

Thierry Clermont, Le Figaro littéraire, 5 novembre  2020, p. 6


Parution le 10 novembre.

En complément, nous donnons les informations présentes sur le site de l'éditeur :

"Inédit du vivant de Ramuz, Posés les uns à côté des autres est son roman le plus personnel. Il y dépeint les voisins de son village, qui s’y entrecroisent sans qu’ils se comprennent ni se connaissent jamais. Cette séparation des êtres entre eux, « posés les uns à côté des autres », est à l’origine de la solitude tragique des personnages ramuziens. Elle contraste ici avec la beauté bouleversante du lac et de la montagne."

Introduction de Rudolf Mahrer

***

Mise à jour du 31 décembre 2020 :

Le Monde des Livres signale la parution de ce roman de Ramuz chez Zoé, en p. 4.

Un pas de plus vers la consécration ? (question oratoire).

lundi 23 mars 2020

C. F. Ramuz, "Paris, notes d'un Vaudois", éd. Zoé, avec une préface de Pierre Assouline



"Un poche à ouvrir"... 

Dans Le Figaro (20 mars 2020, p. 15) Thierry Clermont propose un compte rendu de Paris, notes d’un Vaudois, publié chez Zoé Poche, 10 euros.

« […] en 1939, l’écrivain suisse Charles Ferdinand Ramuz publie un magnifique récit parisien, revenant sur ses années passées dans la capitale, entre 1900 et 1914. Un livre vagabond, impertinent, curieux, où il porte son regard neuf et d’une tendre naïveté de citoyen vaudois sur un Paris en pleine effervescence, le Paris du temps des « tramways à deux étages, peints en noir ». […] Ramuz, qui vivra successivement à Odéon puis à Montparnasse, nous balade de la place de la Concorde à Saint-Germain, en passant par les quais de Seine et son « grand ciel », les Tuileries, la rue de la Gaîté […]. Ce poète de la solitude de l’homme, poète de la terre, chantre des valeurs humanistes, est particulièrement inspiré quand il écrit : « Il y a un Paris qui s’agite et un Paris qui dure ; un Paris qu’on ne peut pas ne pas voir, même de très loin, et un Paris qui passe volontiers inaperçu. »