Voir l'article du 3 août :
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| De g. à drte : Jean-Louis Pierre, Michel Moriceau, Jean-Paul Cléret. Photo Le DL /P.H. |
Voici la version papier du début de l'article, dont vous voudrez bien excuser la "qualité"...
littérature francophone:C.F.Ramuz, grand auteur suisse (1878-1947)
Voir l'article du 3 août :
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| De g. à drte : Jean-Louis Pierre, Michel Moriceau, Jean-Paul Cléret. Photo Le DL /P.H. |
Voici la version papier du début de l'article, dont vous voudrez bien excuser la "qualité"...
Nous avons le plaisir de confirmer que le Salon de Passy est prévu, cette année :
| Affiche 2021 |
https://www.salondulivrepassy.com/
Jean-Louis Pierre sera présent à ce Salon,
et interviendra dans le cadre des
rencontres
littéraires
- au Jardin des Cimes -
à 14 h 30 :
Les Amis de Ramuz vous souhaitent une bonne visite
(voire un bon séjour)
à Passy, cet été !
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| Le dessin de couverture s'intitule "Antoine ébloui par le soleil". (Voir le commentaire en fin de volume) |
Les Amis de Ramuz sont toujours heureux de signaler la réédition d'une œuvre de Ramuz...
Cette dernière est due à l'éditeur Infolio, dans la collection "Maison neuve", ce qui est tout un programme !
De fait, le texte est agrémenté des illustrations à la plume de Guy Toubon, et éclairé par une postface de Laura Laborie (dont nous avons publié un entretien avec Gérard Poulouin dans notre Bulletin 41 de 2020).
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| 4e de couverture |
Pour ceux qui hésitent à croire à la Providence, ils devront reconnaître que, parfois, le Hasard fait bien les choses !
A peine avions-nous repris, dans le message précédent, le texte d'Edmond Buchet relatant... une visite à Ramuz, que nous parvenait le poème de Gilbert Trolliet sur le même sujet.
Le volume est présenté sur le site de l'éditeur :
https://www.mercuredefrance.fr/le-fleuve-et-letre/9782715256484
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| Gilbert Trolliet 1905-1980 |
« Pan sur le bec ! »
comme on dirait dans Le Canard enchaîné…
totalement assumé par
Liliane Jouannet,
responsable de la maquette du
Bulletin des Amis de Ramuz
(jusqu’en 2020 inclus).
Comme nos lecteurs le savent déjà, Monsieur Denis KNOEPFLER (professeur honoraire de
l’Université de Neuchâtel et au Collège de France – chaire d’épigraphie et
d’histoire des cités grecques –, membre de l’Institut de France – Académie de
Inscriptions et Belles Lettres) nous a fait l’honneur d’écrire dans le Bulletin 40 un article intitulé :
« Un “archange” oublié dans l’orbite de Ramuz vieillissant : Gérard Buchet (1914-2002) »
On devine donc aisément sa légitime indignation à la lecture des 2 coquilles de la note 1 du texte liminaire (du Bulletin 41), que nous reproduisons ci-dessous - avec l'ensemble du paratexte -, en soulignant ostensiblement les erreurs avérées (en rouge) et les amendements suggérés (en bleu) :
"6 août 1938"
[Témoignage
sur C. F. Ramuz par l’éditeur parisien Edmond Buchet]
Louis Buchet[1]
nous a emmenés hier soir chez C.-F. Ramuz. Il avait emporté quelques bouteilles
de vin blanc vaudois, mais Ramuz nous offrit de la malvoisie.
Ramuz est tel qu’on se le représente d’après ses
livres : prudent, honnête, à la fois
paysan et « littérateur ». Il questionne beaucoup[2], s’informe auprès de moi de
ce qui se passe à Paris mais je me rends
compte bientôt qu’il est au courant de tout, bien qu’il se plaise à dire le
contraire. Il y a de l’attitude chez lui, mais aussi incontestablement du ton.
Je lui demande s’il ne ferait pas un
Virgile pour notre collection Pages
immortelles[3]. Il se récrie : il n’en est pas capable, il n’est pas un
homme assez instruit[4], il ne connaît pas Virgile !
Je ne puis bien discerner si sa modestie est réelle. Par contre, lorsqu’il
m’expose quels liens l’attachent à
Bernard Grasset, auquel il dit tout devoir[5],
je respecte son sentiment. Cela me fait toujours plaisir d’entendre un auteur me faire l’éloge
de son éditeur, même lorsqu’il s’agit d’un concurrent.
Edmond BUCHET, Les Auteurs de ma vie
ou ma vie d’éditeur[6]
Paris, Buchet/Chastel, 1969, p. 44-45.
[1] Louis Bouchet BUCHET (1887-1971),
mari en secondes noces de Berthe, la sœur de Ramuz. Père de Gérard Buchet
(1914-1995 2002). Voir Bulletin
40, p. 141-195, [l’article de Denis Knoepfer
intitulé « Un “archange” oublié dans l’orbite de Ramuz vieillissant :
Gérard Buchet (1914-2002) »].
[2] Ramuz avait coutume de
poser maintes questions aux visiteurs reçus à La Muette.
[3] Jean Giono rédigera un Virgile pour la collection « Les
plus belles pages », il sera publié en 1947.
[4] Ramuz avait coutume de
gommer son passé scolaire. Licencié ès lettres classiques, pourvu de grades
universitaires acquis à Lausanne, il ne s’est pas voulu un « lettré », il a privilégié le
« goût de l’élémentaire »,
« tout proche parent du goût de
l’universel » (Voir la Lettre à
Bernard Grasset (1929) in Œuvres
complètes, volume 11, éditions H.-L. Mermod, p. 30-34).
[5] Dans la Lettre à Bernard Grasset, Ramuz rend
hommage à son éditeur parisien : « Je vous remercie d’un accord qui s’est conclu entre nous dans la conscience des risques assumés, et
assumés de part et d’autre. […] Vous
avez bien voulu me faire confiance une première fois, si peu que je l’eusse
mérité ; vous avez bien voulu continuer par la suite à me faire confiance
[…] » (op. cit., p. 43).
[6] Edmond Buchet, né à
Genève, fut d’abord avocat, puis éditeur après le rachat, avec Jean Chastel,
des éditions Corrêa. Il fut aussi écrivain et traducteur.
***********
[Ultimes précisons apportées par M. Knoepfler :]
« NB : L’ouvrage d’Edm. Buchet, Les Auteurs de ma vie, a été réédité chez Buchet-Chastel en 2002, avec une préface originale de Vera et Ian Michalski, qui indiquent dans quelles conditions ils ont repris, au printemps 2000, les éditions Buchet-Chastel (dont le siège est situé à Paris, rue de Condé). Ils rendaient là hommage à Buchet, tout en faisant voir comment ils entendaient imprimer à cette maison de nouvelles orientations. »
Nous proposons même les couvertures :
************
Cum grano salis…
Comme il se doit, nous faisons amende honorable pour les deux coquilles que nous avons très fâcheusement laissées dans la note 1. Abyssus abyssum invocat !
Nous avions naïvement pensé que le texte cité proposait un « clin d’œil » au lecteur fidèle… mais cette intention eût mérité plus de soin, cela va sans dire ! Nous espérons que ce malheureux accident n’aura pas découragé a priori tous les autres membres de l'association, et qu'ils auront au moins apprécié l'humour... d'Edmond Buchet, et celui de Ramuz.
Que les Amis vigilants nous fassent part de leurs remarques est un bénéfice pour les responsables d’un bulletin d’association et nous les en remercions à l’avance. Les critiques positives sont aussi bienvenues…
Nous remercions M. André Durussel pour l'image de couverture de Eine hand, en 1934, et son rappel de l'histoire du texte :
A la mi-janvier 1931, Ramuz fait une chute sur le verglas en dessous de La Muette et se brise l'humérus gauche. Il évoque tout cela durant son immobilité et publie ces pages dans la revue Aujourd'hui du 12 mars déjà, et jusqu'au 16 avril.
Une Main sera édité chez Grasset deux années plus tard (1933), puis dans les Œuvres complètes de Mermod (1940-1941).
En 1934, une traduction en langue allemande (Eine Hand) de Werner Joh. Guggenheim est publiée chez Rachler & Cie AG, Verlag à Zürich, Leipzig et Stuttgart, avec un dessin de couverture signé Walter Diggelmann.
| Edition allemande de Une main en1934 illustration de Walter Diggelmann |
C’est avec beaucoup de peine que
nous avons appris le décès de Philippe Renaud, ce 1er avril 2021.
Nous avions fait sa connaissance lors du premier "Colloque Ramuz" que nous avions
organisé à l’Université de Tours, les 5-7 novembre 1987. Il avait accepté de
faire partie du Comité scientifique et présenté une communication sur L’Amour
du monde. Sa dernière étude ramuzienne fut l’intervention qu’il avait
préparée pour le Colloque de Genève (12-13 oct. 2017) sur Passage du poète,
une œuvre qu’il affectionnait particulièrement : malheureusement, il
n’avait pu y être présent, mais elle est accessible en ligne sur le site Fabula
(« Passage du poète comme “ symphonie” ») :
https://www.fabula.org/colloques/document5904.php
Professeur rigoureux et remarquable
critique, Philippe Renaud a marqué les études littéraires par deux ouvrages essentiels : Lecture
d’Apollinaire et Ramuz ou l’intensité d’en bas. qui ont profondément
renouvelé la compréhension de l’œuvre de ces deux auteurs.
Très attaché à la littérature
vivante, Philippe Renaud avait tissé des liens chaleureux avec nombre
d’écrivains contemporains, particulièrement avec Yves Velan. Il se fit aussi
continûment le défenseur de la littérature romande au cours de multiples
missions à l’étranger.
Nous espérions vivement le retrouver,
en septembre 2021, au prochain "Colloque Ramuz" de Sion, en Valais. Sans
nul doute, il nous aurait à nouveau tous gratifiés d’une communication brillante…
Aux siens, à ses proches, nous présentons nos bien sincères condoléances,
Jean-Louis Pierre,
président fondateur des Amis de Ramuz
*******************
Petite biblio pour mémoire
Ramuz ou l'intensité d'en bas, Lausanne, L'Aire critique, 1986
![]() |
| Genève, éd. coaltar, 2012 |
![]() |
| Vevey, L'Aire, 2013 |
ET
pour les romans de Ramuz en
Pléiade, tome II
les notices de
La Grande Peur dans la
montagne
Adam et Ève
La Beauté sur la terre (avec Vincent Verselle)
Philippe Renaud tenait
aussi un blog :
À propos – Le
Blog littéraire de Philippe Renaud (lebloglitterairedephilipperenaud.com)